4 cibles de la violence conjugale par proxy

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4 cibles de la violence conjugale par proxy

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Les partenaires qui exercent la violence conjugale ont pour objectif d’exercer un pouvoir indu dans le couple. Parce que la* partenaire est la cible directe de cette volonté de pouvoir, elle est souvent la cible directe des comportements violents. Mais pour contraindre une personne à quelque chose, on peut aussi choisir de frapper ailleurs pour l’atteindre. C’est ce qu’on appelle la violence indirecte, ou violence par proxy. Cette stratégie, très fréquente dans les situations de violence conjugale, est très efficace puisqu’elle met en jeu des cibles qui sont chères à la personne, ou qui ont un pouvoir sur sa situation.

Les enfants

Le fait de vivre dans un climat où un parent est forcé à la soumission par l’autre est déjà une forme de violence envers l'enfant. Pour certains enfants, la violence peut cependant aller beaucoup plus loin, lorsqu’ils sont directement ciblés par le conjoint violent, dans le but d’atteindre la victime. Par exemple, ils peuvent être l’objet de menaces ou de voies de fait, lorsque le partenaire violent tente de forcer l’autre parent à se soumettre. L’aliénation parentale, soit le fait de manipuler un enfant pour nuire à son lien avec l’autre parent, fait aussi fréquemment partie du portrait de la violence indirecte via les enfants. Après la rupture, la violence par proxy qui cible les enfants peut pousser la victime à reprendre la relation pour tenter de les protéger. 

Les animaux de compagnie

Les animaux peuvent être sujets de menaces ou victimes d’actes de cruauté animale. Un partenaire violent peut également priver la victime de la présence de son animal (ou menacer de le faire), en la forçant à s’en débarrasser, en le laissant s’enfuir, en imposant son euthanasie, ou pire encore. La présence d’animaux de compagnie qui sont à risque de représailles peut faire en sorte qu’une victime hésite à quitter la relation, par crainte que son animal en paie le prix. 

3 - La famille, les amis et les collègues

Les proches sont souvent victimes d'habiles manipulations. En mentant et en leur présentant une image biaisée de la réalité et de la victime, le partenaire violent tente de les influencer contre elle. Les parents âgés qui habitent dans la cellule familiale sont particulièrement vulnérables et peuvent facilement devenir victimes de la violence de l’agresseur s’ils appuient la victime dans l’exercice de son pouvoir sur sa vie. À l’instar des enfants, ils peuvent aussi être directement ciblés par le partenaire violent, notamment par des menaces de «les mettre dehors», de ne plus leur offrir les soins liés à une condition médicale ou même par de la violence physique. 

Les intervenant.es

Les intervenant-es des services psychosociaux et du milieu socio-judiciaire sont particulièrement touchés par la violence par proxy. À cause de la manipulation et des mensonges dont ils sont victimes, ils peuvent avoir beaucoup de mal à voir clair dans la situation et il devient alors très difficile pour eux de recevoir la version de la victime et de développer une relation positive avec elle. Malheureusement, ce type de violence indirecte peut avoir des conséquences dévastatrices sur la vie de la victime, notamment lorsqu’il est question de garde d’enfant et de divorce.

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Bien que la violence conjugale touche majoritairement des femmes, elle peut aussi toucher les hommes et les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre. Les services de SOS violence conjugale sont offerts à toutes les personnes touchées par la problématique.

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