Violence conjugale, violence dans les relations intimes, violence dans les relations amoureuses... c'est quoi au juste ?
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Violence conjugale, violence dans les relations intimes, violence dans les relations amoureuses... c'est quoi au juste ?

5 min. de lecture

Quand un partenaire utilise des comportements violents de toutes sortes pour contrôler comment les choses se passent dans la famille et dans la vie en général, on parle de violence conjugale. Cette violence sert à installer un rapport de pouvoir dans la relation et prend des visages multiples qui sont souvent difficiles à identifier, puisqu’ils se camouflent dans le décor de la relation amoureuse. Cette violence peut se produire dans toutes les formes de relations entre partenaires intimes (relation amoureuse, couple marié ou en union de fait, relation chum/blonde, relation «avec bénéfices», relation extra-conjugale, etc.), peu importe l'orientation sexuelle et l'âge des partenaires. Elle peut affecter les femmes et les hommes, mais les femmes demeurent encore les plus touchées par cette forme particulière de violence interpersonnelle.

La violence conjugale se caractérise par une série d’actes répétitifs, qui se produisent généralement selon une courbe ascendante. (…) La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique. Elle ne résulte pas d'une perte de contrôle, mais constitue, au contraire, un moyen choisi pour dominer l'autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. Elle peut être vécue dans une relation maritale, extra-maritale ou amoureuse, à tous les âges de la vie.

Gouvernement du Québec, 1995

Les comportements violents

Les comportements qui constituent de la violence conjugale peuvent être de nature non-physique (sacrer, crier, insulter, dévaloriser, culpabiliser, dénigrer, humilier, interdire, obliger, ridiculiser, blâmer, menacer la partenaire, l'empêcher de voir sa famille ou ses ami-es, briser des objets, etc.) ou de nature physique (frapper, bousculer, pincer, retenir, cracher, frapper avec un objet, agresser sexuellement, etc.). La violence peut également se faire via les enfants, les proches ou les animaux (mentir aux proches, manipuler les enfants, se venger sur un animal de compagnie, etc.); elle peut aussi être de nature économique (critiquer la gestion financière, créer des dettes au nom de la victime, voler de l’argent, manipuler l’information relative aux finances, limiter l’accès aux ressources financières, empêcher de travailler ou d'étudier, etc.). Elle peut aussi être spirituelle et identitaire (ridiculiser les croyances spirituelles, forcer ou empêcher la pratique d’une religion, se servir de la religion pour justifier sa violence, s’attaquer aux valeurs profondes ou aux aspirations, etc.) ou judiciaire (porter plainte contre la victime à la Cour criminelle ou à la DPJ, mentir aux intervenant-es socio-judiciaires, ne pas respecter les jugements et ordonnances de la Cour etc.).

Certaines formes de violence conjugale sont criminelles (toutes les formes de violence physique, les agressions sexuelles physiques, les méfaits, les menaces de mort ou de blessures, la séquestration, le harcèlement, les tentatives de meurtre, les meurtres, etc.), mais plusieurs des comportements violents subis au quotidien par les victimes de violence conjugale ne le sont pas, bien qu'ils soient tout aussi destructeurs.

Rapport de pouvoir et domination

Dans une dynamique de violence conjugale, les comportements violents sont utilisés par un partenaire qui veut installer un rapport de pouvoir dans la relation, contrôler comment les choses se passent et mettre ses besoins au centre des préoccupations de la famille. Concrètement, cela signifie qu’une personne s’autorise à avoir des comportements de contrainte, dans le but d’imposer sa volonté à l’autre. Par exemple, imposer son opinion sur un sujet, obliger à faire ou à ne pas faire quelque chose, l’empêcher de sortir, contrôler son argent ou avoir le dernier mot lors d’un conflit. Essentiellement, l’agresseur enlève à la victime son droit de décider pour elle-même.

Bien que la violence conjugale touche majoritairement des femmes, elle peut aussi toucher les hommes et les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre. Les services de SOS violence conjugale sont offerts à toutes les personnes touchées par la problématique.

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