Témoignages 102

j'était allée en maison d'hébergement à peine 5 jours et quand je suis revenue, mon ex avait donné mon petit chien... enfin c'est ce qu'il m'avait dit. J'ai appris cette année par mon fils qui est aujourd'hui adulte que ce n'était pas la vraie histoire. En réalité, Il a obligé mon fils à apporter mon chien en voiture et après avoir roulé un certain temps, il a ordonné à mon fils adolescent à l'époque, d'ouvrir la portière et d'abandonner mon petit chiwawa sans défense sur le bord de la route ? Lorsque mon fils m'a raconté l'histoire il avait les yeux pleins d'eau, il c'est excusé rempli de culpabilité. Évidemment je l'ai rassuré en lui rappelant qu'il n'avait pas d'autre choix que d'obéir à son père et qu'il n'avait pas à vivre de la culpabilité ni de regrets que ce n'était pas de sa faute.?
  • Femme
  • 36 ans
  • Violence par proxy
Pendant des années, dès que je parlais de rupture, il me menaçait de se battre pour avoir la garde des enfants. J'avais tellement peur qu'il soit seul avec eux pour de longues périodes (il était violent verbalement et parfois physiquement avec eux aussi) que j'ai choisi de rester tant et aussi longtemps que je sentais mes enfants trop vulnérables... et même là, quand je suis finalement partie (mes enfants avaient alors 15 et 17 ans), il s'est battu pendant des années pour avoir leur garde, et ça m'a coûté une fortune en frais d'avocat et en frais d'expertise. Il me ramenait constamment en cour. Ça a fini par finir parce que mon plus jeune a eu 18 ans. La violence «légale» après la séparation a été aussi difficile à vivre, sinon plus, que la situation de violence elle-même. Ceci dit... je suis heureuse d'avoir choisi ce chemin, pour le message que ça envoie à mes enfants.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence judiciaire, Violence post-séparation
J’ai eu le courage de partir le jour où il a étranglé mon chien. Je me suis interposée et je lui ai dit de partir ou c’était la police que j’appelais. Encore maintenant mon chien est marqué par cette personne.
  • Femme
  • 46 ans
  • Violence par proxy
Quand on était ensemble, si j'intervenais auprès de notre enfant, pour la discipline par exemple, il intervenait par-dessus moi pour lui dire des choses comme «Écoute-la pas, elle ne sait pas de quoi elle parle.». Après notre séparation, il lui racontait nos chicanes et me dénigrait auprès de mon enfant. À la fin, c'est mon fils lui-même qui disait aux intervenants (dont un juge) que je n'étais pas fiable et que je savais pas comment prendre soin de lui...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Violence post-séparation
Je n'ai jamais subi de violence physique... ni même de violence verbale «claire». Tout était subtil... des regards noirs... des soupirs... des silences... des absences... l'infidélité... une tension extrême dès que je ne me «soumettais» pas. C'était lourd, tellement lourd. Les enfants aussi le sentaient, je les voyais «écraser» devant leur père... ça me fendait le coeur. Ça a duré 28 ans. J'ai fait 3 «dépressions» que je comprends aujourd'hui comme un épuisement face à toute cette lourdeur que je portais jour après jour. J'ai parfois espéré qu'il me frappe... au moins là j'aurais été certaine que c'était de la violence.
  • Femme
  • 62 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
C'était en hiver, le soir, je suis sortie pour mettre les sacs de poubelle au bord de la rue sans mettre mon manteau. Quand je suis revenue à la maison, la porte était barrée. J'avais vraiment froid. Une demi-heure plus tard, je l'ai vu dans la fenêtre du 2e étage avec mon fils de 12 ans... lui il riait, mon fils était figé. J'ai fini par creuser dans la neige pour trouver la clé d'urgence... je me suis fait des engelures importantes aux deux mains. Je ne suis plus jamais sortie de la maison sans mes clés dans mes poches après ça. Des années plus tard, quand il était rendu adulte, mon fils m'a dit à quel point il s'était senti coupable de ne pas avoir tenu tête à son père ce soir-là. À 38 ans, il pleurait sa rage et sa peur.
  • Femme
  • 71 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
L'an dernier, j'ai passé 3 mois dans une Maison d'hébergement. J'avais appelé SOS de ma voiture un soir que j'étais sortie avec les enfants parce que la tension était trop forte dans la maison. Je n'en pouvais tout simplement plus, j'allais craquer. Au début, j'étais vraiment stressée, mais les intervenantes de la Maison étaient tellement gentilles. J'ai dormi pendant 3 jours... c'est là que j'ai compris que j'étais épuisée. Plus le temps passait, plus je voyais ce à quoi j'avais été confrontée, toute la violence psychologique au quotidien et j'étais réellement surprise... et soulagée aussi de mettre des mots sur ce que j'avais vécu. Maintenant, j'ai mon logement avec mes enfants. C'est pas toujours facile parce que les démarches légales sont toujours en cours, mais mon intervenante est là si j'ai besoin de parler, et elle m'accompagne dans mes démarches. Ça m'aide beaucoup à avancer.
  • Femme
  • 39 ans
  • Conséquences de la violence
C'était un soir dans le temps des fêtes. J'avais l'impression que tout le monde était heureux sauf moi. On était en voiture, je regardais par les fenêtres des maisons qu'on passait, les gens heureux d'être ensemble, les familles unies... et je sentais monter en moi le besoin intense de sortir, de rejoindre la vraie vie. Je me sentais prisonnière de ma relation, de ma maison, de mon quotidien. À la fin de la soirée chez ma soeur, j'ai trouvé un prétexte pour rester à coucher avec les enfants. Le lendemain, on a appelé à SOS. J'ai passé 2 mois en Maison d'hébergement pour planifier la suite. Ma soeur a été tellement importante pendant ce temps là, elle est venue avec moi chez l'avocat, elle a gardé mes enfants quand je cherchais un logement, elle m'a prêté sa voiture... et tellement plus. Surtout, elle était là et je savais qu'elle resterait jusqu'au bout. Ça fait 4 ans maintenant et ma vie est belle. Merci la vie!
  • Femme
  • 37 ans
  • Conséquences de la violence
On se préparait pour aller au party de Noël de mon bureau. Ça ne lui tentait pas d’y aller. On était dans la salle de bain. Il m’a prise par les épaules et m’a placée de force devant le miroir. Il me retenait là avec ses mains et son corps pressé dans mon dos et me disait de me regarder, que je m’étais maquillée comme une «guidoune», mais j'étais maquillée exactement comme d’habitude. Je l’ai supplié d’arrêter mais il continuait et continuait. Il m'accusait de vouloir impressionner quelqu’un, que je «cruisais» mes collègues. Mon maquillage était gâché. J’avais beau lui dire que ce n’était pas vrai, il continuait. Il ne me tenait pas fort, pas assez pour me faire des bleus, mais suffisamment pour que je ne puisse pas m’en aller. J’ai fini par crier après lui et j’ai égratigné sa main en essayant de faire en sorte qu’il me lâche. Il m’a lâchée en me traitant « d’ostie de folle ». Je n’avais plus envie d’aller au party, mais il insistait maintenant pour y aller. J’ai refait mon maquillage, mais cette fois j'en ai mis moins que d’habitude. Je n’avais pas envie que ça recommence. Rendus au party, j’avais le cœur dans les talons et je faisais attention pour ne pas parler à mes collègues masculins. Lui, au contraire, il parlait à tout le monde. Plus tard dans la soirée, une collègue est venue me dire qu’il montrait son égratignure à tout le monde, et qu’il leur demandait comment ils me trouvaient au bureau, parce que j’étais agressive à la maison…
  • Femme
  • 41 ans
  • Violence émotionnelle, Violence par proxy, Violence physique directe
Quand on était en zone rouge, on n'avait pas le droit d’inviter des gens dans la maison... mais comme mon opinion compte zéro dans la balance il s'en moquait… ils étaient 15 dans le sous sol à un moment donné et il m'obligeait à rester avec eux... J'avais peur que quelqu'un ait la Covid et crée une éclosion, j'avais peur de l'attraper, il y avait des vrais risques... et j'avais peur qu'on se fasse prendre aussi... c'était extrêmement stressant.
  • Femme
  • 56 ans
  • Violence psychologique, Violence physique indirecte
On commence à faire l’amour et il me demande de faire quelque chose qu'il sait que je ne souhaite pas faire. Devant mon refus, il se vexe rapidement, il crie, il me traite de "chienne", il m'accuse de le tromper..... Plus tard, il met des couvertures par terre pour que j'y dorme... comme une vraie chienne.
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence psychologique, Violence sexuelle
C'était quand on a déconfiné et qu'on avait enfin le droit d'aller voir nos proches à l'extérieur. J’ai suggéré d’aller voir ma sœur dans sa cour. Tout de suite, ça a été l’orage, les regards de mépris, les soupirs découragés… comme si j’étais vraiment irresponsable de penser faire ça. On est pas allé finalement.
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique, Isolement
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