Témoignages 90

Quand on était ensemble, si j'intervenais auprès de notre enfant, pour la discipline par exemple, il intervenait par-dessus moi pour lui dire des choses comme «Écoute-la pas, elle ne sait pas de quoi elle parle.». Après notre séparation, il lui racontait nos chicanes et me dénigrait auprès de mon enfant. À la fin, c'est mon fils lui-même qui disait aux intervenants (dont un juge) que je n'étais pas fiable et que je savais pas comment prendre soin de lui...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Violence post-séparation
Je n'ai jamais subi de violence physique... ni même de violence verbale «claire». Tout était subtil... des regards noirs... des soupirs... des silences... des absences... l'infidélité... une tension extrême dès que je ne me «soumettais» pas. C'était lourd, tellement lourd. Les enfants aussi le sentaient, je les voyais «écraser» devant leur père... ça me fendait le coeur. Ça a duré 28 ans. J'ai fait 3 «dépressions» que je comprends aujourd'hui comme un épuisement face à toute cette lourdeur que je portais jour après jour. J'ai parfois espéré qu'il me frappe... au moins là j'aurais été certaine que c'était de la violence.
  • Femme
  • 62 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Il m'a offert un beau petit chiot pour notre 3e anniversaire de mariage : un petit berger australien que j'ai appelé Jack. Pauvre Jack... il est devenu mon double... au lieu de me menacer ou de me frapper, il frappait Jack. Je ne me souviens plus du nombre de fois où il est parti avec Jack en me disant qu'il allait s'en débarrasser, ou le faire euthanasier... puis il revenait en disant qu'il n'avait pas pu le faire, que je n'arriverais pas à faire de lui un «monstre» (parce que évidemment, c'était toujours de ma faute). J'ai voulu partir en hébergement mais je n'avais pas d'endroit où laisser Jack en sécurité, alors je suis restée.
  • Femme
  • 35 ans
  • Violence par proxy
L'an dernier, j'ai passé 3 mois dans une Maison d'hébergement. J'avais appelé SOS de ma voiture un soir que j'étais sortie avec les enfants parce que la tension était trop forte dans la maison. Je n'en pouvais tout simplement plus, j'allais craquer. Au début, j'étais vraiment stressée, mais les intervenantes de la Maison étaient tellement gentilles. J'ai dormi pendant 3 jours... c'est là que j'ai compris que j'étais épuisée. Plus le temps passait, plus je voyais ce à quoi j'avais été confrontée, toute la violence psychologique au quotidien et j'étais réellement surprise... et soulagée aussi de mettre des mots sur ce que j'avais vécu. Maintenant, j'ai mon logement avec mes enfants. C'est pas toujours facile parce que les démarches légales sont toujours en cours, mais mon intervenante est là si j'ai besoin de parler, et elle m'accompagne dans mes démarches. Ça m'aide beaucoup à avancer.
  • Femme
  • 39 ans
  • Conséquences de la violence
On commence à faire l’amour et il me demande de faire quelque chose qu'il sait que je ne souhaite pas faire. Devant mon refus, il se vexe rapidement, il crie, il me traite de "chienne", il m'accuse de le tromper..... Plus tard, il met des couvertures par terre pour que j'y dorme... comme une vraie chienne.
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence psychologique, Violence sexuelle
C'était en hiver, le soir, je suis sortie pour mettre les sacs de poubelle au bord de la rue sans mettre mon manteau. Quand je suis revenue à la maison, la porte était barrée. J'avais vraiment froid. Une demi-heure plus tard, je l'ai vu dans la fenêtre du 2e étage avec mon fils de 12 ans... lui il riait, mon fils était figé. J'ai fini par creuser dans la neige pour trouver la clé d'urgence... je me suis fait des engelures importantes aux deux mains. Je ne suis plus jamais sortie de la maison sans mes clés dans mes poches après ça. Des années plus tard, quand il était rendu adulte, mon fils m'a dit à quel point il s'était senti coupable de ne pas avoir tenu tête à son père ce soir-là. À 38 ans, il pleurait sa rage et sa peur.
  • Femme
  • 71 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
Dans ma relation, j'avais l'impression que mon mari avait comme une immense «bulle», qui prenait toute la place disponible, et que moi j'étais coincée en dessous, prise, avec presqu' aucune place pour bouger. Et quand je bougeais trop fort... ça «pétait» sa bulle et j'en payais le prix...
  • Femme
  • 56 ans
  • Violence psychologique
Un soir, après une semaine particulièrement difficile, j'ai demandé à mon conjoint de me reconduire à une chambre d'hôtel. Il m'y a laissée en riant, certain qu'il était que je le rappellerais le lendemain pour qu'il vienne me chercher. Quand la porte s'est refermée sur son éclat de rire, j'ai regardé ma chienne Mira dans les yeux pour la rassurer. Une chance qu'elle était là ! J'ai longtemps fixé les bras de mon fauteuil roulant, me jurant que ma sclérose en plaques ne ferait pas en sorte que je doive le rappeler parce que j'avais besoin de son aide. J'ai choisi de faire un grand saut dans le vide pour changer ma vie. Ce moment est gravé à jamais dans ma mémoire, c'est le point tournant de ma vie.
  • Femme
  • 44 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Ça faisait quelques années que nous étions mariés quand j'ai réalisé que j'étais victime de violence de la part de ma conjointe. Elle m'insultait constamment, peu importe à quel point j'étais attentionné à son égard. C'était particulièrement compliqué parce que je travaillais dans l'entreprise de son père. Le premier pas que j'ai fait pour m'en sortir a été de parler avec un intervenant. Après quelques mois, j'ai quitté mon emploi pour un autre, ce qui a aidé à dénouer un peu la situation. Quelques années plus tard, je me suis séparé.
  • Homme
  • 46 ans
  • Violence émotionnelle
Dès que je n'étais pas d'accord avec lui, que je ne faisais pas mille contorsions pour entrer dans le moule, je devenais la «criss de folle». Il le disait tout bas, entre ses dents, et avec un air de dédain. Ça s'est imprimé dans mon esprit et encore aujourd'hui, longtemps après ma rupture, je l'entends encore dans ma tête. Il m'a fait beaucoup d'autres choses, incluant de la violence physique à plusieurs reprises, mais ce qui m'a le plus marqué ce sont ces trois petits mots... «criss de folle».
  • Femme
  • 43 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
On se préparait pour aller au party de Noël de mon bureau. Ça ne lui tentait pas d’y aller. On était dans la salle de bain. Il m’a prise par les épaules et m’a placée de force devant le miroir. Il me retenait là avec ses mains et son corps pressé dans mon dos et me disait de me regarder, que je m’étais maquillée comme une «guidoune», mais j'étais maquillée exactement comme d’habitude. Je l’ai supplié d’arrêter mais il continuait et continuait. Il m'accusait de vouloir impressionner quelqu’un, que je «cruisais» mes collègues. Mon maquillage était gâché. J’avais beau lui dire que ce n’était pas vrai, il continuait. Il ne me tenait pas fort, pas assez pour me faire des bleus, mais suffisamment pour que je ne puisse pas m’en aller. J’ai fini par crier après lui et j’ai égratigné sa main en essayant de faire en sorte qu’il me lâche. Il m’a lâchée en me traitant « d’ostie de folle ». Je n’avais plus envie d’aller au party, mais il insistait maintenant pour y aller. J’ai refait mon maquillage, mais cette fois j'en ai mis moins que d’habitude. Je n’avais pas envie que ça recommence. Rendus au party, j’avais le cœur dans les talons et je faisais attention pour ne pas parler à mes collègues masculins. Lui, au contraire, il parlait à tout le monde. Plus tard dans la soirée, une collègue est venue me dire qu’il montrait son égratignure à tout le monde, et qu’il leur demandait comment ils me trouvaient au bureau, parce que j’étais agressive à la maison…
  • Femme
  • 41 ans
  • Violence émotionnelle, Violence par proxy, Violence physique directe
J’ai mis fin à une relation toxique après six années de mensonges, de manipulations, de violences verbales et physiques. Il n’a pas accepté notre séparation et me harcelait sans cesse. Après 3 mois de harcèlement, j’ai porté plainte à la police pour de la violence physique et du harcèlement criminel. Il a plaidé coupable devant la cour municipale 15 mois après le début des procédures judiciaires. J’ai témoigné à la Cour avant sa sentence et malgré le fait que c’était très difficile, j’étais fière de l’avoir fait. Aujourd’hui, je suis en paix ! - Mimi
  • Femme
  • 49 ans
  • Violence physique directe, Harcèlement
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