Témoignages 114

Les mots peuvent parfois être plus blessants que les coups. Les insultes constantes, la dégradation verbale et les menaces émotionnelles ont miné ma confiance en moi et ont instillé une peur permanente. Chaque parole coupante a laissé une cicatrice invisible, affectant profondément ma perception de moi-même. La manipulation psychologique a été une arme silencieuse, mais dévastatrice. Des jeux d'esprit, la déformation de la réalité, et les tactiques de contrôle ont été utilisés pour me maintenir dans un état de confusion et d'incertitude constantes. Cette violence psychologique a détruit ma stabilité mentale et émotionnelle.
  • Femme
  • 22 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
J'ai été victime de violence physique, des actes de brutalité qui ont laissé des marques visibles et invisibles. Les coups, les gifles et les agressions physiques ont créé une atmosphère de terreur constante, me faisant craindre chaque instant passé aux côtés de mon agresseur. Un aspect particulièrement traumatisant a été la violence sexuelle, une violation profonde de ma personne et de ma dignité. Cette forme de violence a laissé des cicatrices indélébiles, affectant, non seulement ma perception de l'intimité, mais également ma confiance dans les relations futures.
  • Femme
  • 22 ans
  • Violence sexuelle, Violence physique directe
La violence économique a été une facette insidieuse de mon calvaire. La restriction de l'accès aux ressources financières, le contrôle des dépenses et la dépendance économique ont créé un piège supplémentaire, compliquant toute évasion. La violence économique a prolongé les chaînes de ma captivité.
  • Femme
  • 22 ans
  • Violence économique
Plusieurs m'ont dit : «arrête de vivre dans le passé, avance, oubli ça, tu te fais du mal, tu t'empêche d'avancer, tu te victimises...». J’ai envie de leur répondre que c’est ce que nous souhaitons du plus profond de notre cœur, mais chaque jour nous rappelle ce que nous avons traversé: un mot, une caresse, un regard... tout nous rappellent ce que nous avons vécu. Mais c'est paradoxal... parce que les agresseurs, eux, on excuse justement leurs comportements par le fait qu'ils ont eu une enfance malheureuse, qu'ils ont peut-être aussi été victimes de violence... Trouvez l'erreur ? Moi je pense que ça suffit et que nous en tant que citoyens nous devons faire quelque chose.
  • Femme
  • 26 ans
  • Conséquences de la violence
Elle savait que ma famille n'était pas au courant de mon orientation sexuelle. J'ai une famille très traditionnelle et je savais que je risquais gros de leur dire. Elle me disait que je n'étais pas réellement lesbienne puisque je ne m'assumais pas... elle s'est mise à m'appeler "wannabe", même devant nos amies. C'est même devenu un running gag. Le jour où je l'ai laissée, elle a appelé ma mère et lui a tout raconté.
  • Femme
  • 25 ans
  • Violence spirituelle ou identitaire, Isolement
Je veux rendre ici un hommage à toutes ces femmes qui œuvrent auprès des femmes violentées dans les maisons d’hébergement. Toutes ces femmes dont on doit taire l’identité pour les protéger. Pour qu’elles continuent de faire le travail colossal dans l’ombre pour secourir les femmes qui se présentent à la porte d’un refuge. Toutes ces femmes anonymes du grand public mais combien très présentes auprès des femmes violentées. Elles sont là autant par conviction que par vocation. Elles nous font la cuisine car nous n’en avons pas l’énergie, nous préparent des chambres qui imitent le confort d’une vraie maison et prennent soin de nos enfants car nous sommes dépassées par la situation. Elles nous écoutent, ne nous jugent pas. Elles comprennent notre douleur, nous appuient, nous encouragent et nous donnent du répit l’espace d’un instant. Elles se dévouent que nos droits soient reconnus auprès des autorités. Elles nous aident à réapprendre à aimer et à faire de meilleurs choix de vie. A identifier la violence et surtout en sortir. Elles nous aident à nous réapproprier nos vies et nous aident à retrouver la dignité et à nous tenir debout. Pour tout ça, je leur dis merci. A toutes ces femmes, je tiens à leur rendre un sincère et profond hommage.
  • Femme
  • 53 ans
Le soir du jour de l'an, on s'en allait chez mes parents en voiture. Ça ne lui tentait pas d'y aller et il nous le faisait sentir. Il conduisait comme un fou, il chialait contre ma famille, les enfants pleuraient... 45 minutes d'enfer. Quand on est arrivés, ça m'a tout pris pour faire semblant d'être heureuse. L'année suivante, je n'ai pas insisté pour y aller...
  • Femme
  • 45 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
Soirée entre filles. Je parle enfin de mon ancienne relation. Je comprends - à cause du regards de mes amies- que ce que je raconte n’est pas juste pas normal. C’est malsain, c’est horrible, elles en ont les larmes aux yeux. Je comprends l’ampleur. Je me mets à pleurer - en plein restau-. Plus tard, mon amie m’envoie le lien pour le questionnaire de SOS violence conjugale. Ça fittait trop bien. J’ai lu les témoignages. J’aurais pu en écrire au moins la moitié. C’est ce qui m’a poussé à les appeler. Merci. Merci SOS violence conjugale On m’a orienté vers des intervenantes douces, empathiques, gentilles et tellement humaines.
  • Femme
  • 25 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle, Conséquences de la violence
j'était allée en maison d'hébergement à peine 5 jours et quand je suis revenue, mon ex avait donné mon petit chien... enfin c'est ce qu'il m'avait dit. J'ai appris cette année par mon fils qui est aujourd'hui adulte que ce n'était pas la vraie histoire. En réalité, Il a obligé mon fils à apporter mon chien en voiture et après avoir roulé un certain temps, il a ordonné à mon fils adolescent à l'époque, d'ouvrir la portière et d'abandonner mon petit chiwawa sans défense sur le bord de la route ? Lorsque mon fils m'a raconté l'histoire il avait les yeux pleins d'eau, il c'est excusé rempli de culpabilité. Évidemment je l'ai rassuré en lui rappelant qu'il n'avait pas d'autre choix que d'obéir à son père et qu'il n'avait pas à vivre de la culpabilité ni de regrets que ce n'était pas de sa faute.?
  • Femme
  • 36 ans
  • Violence par proxy
Pendant des années, dès que je parlais de rupture, il me menaçait de se battre pour avoir la garde des enfants. J'avais tellement peur qu'il soit seul avec eux pour de longues périodes (il était violent verbalement et parfois physiquement avec eux aussi) que j'ai choisi de rester tant et aussi longtemps que je sentais mes enfants trop vulnérables... et même là, quand je suis finalement partie (mes enfants avaient alors 15 et 17 ans), il s'est battu pendant des années pour avoir leur garde, et ça m'a coûté une fortune en frais d'avocat et en frais d'expertise. Il me ramenait constamment en cour. Ça a fini par finir parce que mon plus jeune a eu 18 ans. La violence «légale» après la séparation a été aussi difficile à vivre, sinon plus, que la situation de violence elle-même. Ceci dit... je suis heureuse d'avoir choisi ce chemin, pour le message que ça envoie à mes enfants.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence judiciaire, Violence post-séparation
J’ai eu le courage de partir le jour où il a étranglé mon chien. Je me suis interposée et je lui ai dit de partir ou c’était la police que j’appelais. Encore maintenant mon chien est marqué par cette personne.
  • Femme
  • 46 ans
  • Violence par proxy
Quand on était ensemble, si j'intervenais auprès de notre enfant, pour la discipline par exemple, il intervenait par-dessus moi pour lui dire des choses comme «Écoute-la pas, elle ne sait pas de quoi elle parle.». Après notre séparation, il lui racontait nos chicanes et me dénigrait auprès de mon enfant. À la fin, c'est mon fils lui-même qui disait aux intervenants (dont un juge) que je n'étais pas fiable et que je savais pas comment prendre soin de lui...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Violence post-séparation
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