Témoignages 114

Quand il était en colère contre moi en voiture, il se mettait à conduire vite et brusquement. Il donnait des coups de volant, des coups d'accélérateur... c'était terrifiant. J'avais toujours peur qu'il finisse par perdre le contrôle de la voiture et nous faire avoir un accident. Quand les enfants étaient dans l'auto avec nous, c'était encore pire pour moi... j'en fais encore des cauchemars.
  • Femme
  • 67 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
Ce moment de grâce, de libération, de sérénité ressentie lorsqu'on réalise que les comportements violents sont terminés et que cette épreuve nous a rendue vraiment plus fort. Ce moment arrivera et il ne dépend que de notre fermeté à dire non, à tourner le dos, mentalement et physiquement à celui qui a osé agresser. Ce moment est d'une plénitude extraordinaire. La décision de partir et les remous juridiques, psychologiques et physiques autour de la séparation nous font parfois douter. Ne doutez pas. Envoyez le promener dans votre tête et avancez. Les remous auront une fin et la paix s'en vient. Ca vaut tellement la peine. Une femme en paix, enfin.
  • Femme
  • 42 ans
Le soir du jour de l'an, on s'en allait chez mes parents en voiture. Ça ne lui tentait pas d'y aller et il nous le faisait sentir. Il conduisait comme un fou, il chialait contre ma famille, les enfants pleuraient... 45 minutes d'enfer. Quand on est arrivés, ça m'a tout pris pour faire semblant d'être heureuse. L'année suivante, je n'ai pas insisté pour y aller...
  • Femme
  • 45 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
Soirée entre filles. Je parle enfin de mon ancienne relation. Je comprends - à cause du regards de mes amies- que ce que je raconte n’est pas juste pas normal. C’est malsain, c’est horrible, elles en ont les larmes aux yeux. Je comprends l’ampleur. Je me mets à pleurer - en plein restau-. Plus tard, mon amie m’envoie le lien pour le questionnaire de SOS violence conjugale. Ça fittait trop bien. J’ai lu les témoignages. J’aurais pu en écrire au moins la moitié. C’est ce qui m’a poussé à les appeler. Merci. Merci SOS violence conjugale On m’a orienté vers des intervenantes douces, empathiques, gentilles et tellement humaines.
  • Femme
  • 25 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle, Conséquences de la violence
Il me faisait constamment des commentaires négatifs sur mon apparence, sur mes manières, sur ma voix, sur ma pilosité, etc. Il prétendait vouloir m'aider à "passer", alors que moi je me trouvais bien parfaite comme j'étais. Il a fini par avouer qu'il avait honte de moi... en tant que femme trans, ça m'a détruite.
  • Femme
  • 42 ans
  • Violence émotionnelle
Il m'obligeait à me prostituer. Ça s'est fait graduellement... il avait des dettes, c'est devenu nos dettes,...ça nous affectait beaucoup. Il m'a convaincu de le faire une fois... puis deux... puis tous les jours ou presque. Je n'aurais jamais cru que ça m'arriverait un jour.
  • Homme
  • 25 ans
  • Violence économique, Violence sexuelle
J'ai découvert qu'il avait mis une application de «tracking» sur mon cellulaire pour surveiller mes déplacements. Quand je suis tombée sur l'application par hasard, et que j'ai réalisé qu'il me surveillait, je l'ai confronté. Il a essayé de me faire croire que j'avais donné mon accord, et que c'était moi qui ne s'en souvenais pas. Je ne l'ai pas cru... mais j'ai failli. Comment être certaine dans un contexte comme ça ???
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence psychologique, Violence technologique
Quand on était ensemble, si j'intervenais auprès de notre enfant, pour la discipline par exemple, il intervenait par-dessus moi pour lui dire des choses comme «Écoute-la pas, elle ne sait pas de quoi elle parle.». Après notre séparation, il lui racontait nos chicanes et me dénigrait auprès de mon enfant. À la fin, c'est mon fils lui-même qui disait aux intervenants (dont un juge) que je n'étais pas fiable et que je savais pas comment prendre soin de lui...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Violence post-séparation
Il a commencé à me faire des réflexions quand j’allais faire des courses, des reproches que je ne respectais pas le budget, pour aussi peu que 10 dollars (et on pouvait se le permettre), jusqu’à finalement me dire que je n’irai plus faire les courses et me confisquer la carte de crédit. Moi dans mon épuisement, je me suis dit «très bien, une chose de moins à gérer » un peu de repos bien mérité...pas besoin d’aller faire les courses avec trois enfants youpiii....
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence économique
Je me suis réveillée en pleine nuit et il était en train de... il avait commencé à «faire l'amour»... si on peut appeler ça de l'amour. C'est arrivé plusieurs fois. Il disait que je lui avais demandé «dans mon sommeil»... J'ai appris beaucoup plus tard que ça constitue un viol.
  • Femme
  • 23 ans
  • Violence sexuelle
Je n'ai jamais subi de violence physique... ni même de violence verbale «claire». Tout était subtil... des regards noirs... des soupirs... des silences... des absences... l'infidélité... une tension extrême dès que je ne me «soumettais» pas. C'était lourd, tellement lourd. Les enfants aussi le sentaient, je les voyais «écraser» devant leur père... ça me fendait le coeur. Ça a duré 28 ans. J'ai fait 3 «dépressions» que je comprends aujourd'hui comme un épuisement face à toute cette lourdeur que je portais jour après jour. J'ai parfois espéré qu'il me frappe... au moins là j'aurais été certaine que c'était de la violence.
  • Femme
  • 62 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
C'était en hiver, le soir, je suis sortie pour mettre les sacs de poubelle au bord de la rue sans mettre mon manteau. Quand je suis revenue à la maison, la porte était barrée. J'avais vraiment froid. Une demi-heure plus tard, je l'ai vu dans la fenêtre du 2e étage avec mon fils de 12 ans... lui il riait, mon fils était figé. J'ai fini par creuser dans la neige pour trouver la clé d'urgence... je me suis fait des engelures importantes aux deux mains. Je ne suis plus jamais sortie de la maison sans mes clés dans mes poches après ça. Des années plus tard, quand il était rendu adulte, mon fils m'a dit à quel point il s'était senti coupable de ne pas avoir tenu tête à son père ce soir-là. À 38 ans, il pleurait sa rage et sa peur.
  • Femme
  • 71 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
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