Témoignages 99

Le temps des fêtes c'est l'enfer. Si je suis trop heureuse, il trouve une façon de me faire pleurer, ou de me mettre en colère. Si je suis trop contente de voir mes proches, il exprime de la jalousie ou il s'organise pour créer un conflit avec eux. Si j'ai trop hâte d'aller quelque part, il trouve une façon d'annuler la sortie... mais si je ne suis pas assez heureuse, il me le reproche aussi.
  • Femme
  • 50 ans
  • Violence émotionnelle, Isolement
On se préparait pour aller au party de Noël de mon bureau. Ça ne lui tentait pas d’y aller. On était dans la salle de bain. Il m’a prise par les épaules et m’a placée de force devant le miroir. Il me retenait là avec ses mains et son corps pressé dans mon dos et me disait de me regarder, que je m’étais maquillée comme une «guidoune», mais j'étais maquillée exactement comme d’habitude. Je l’ai supplié d’arrêter mais il continuait et continuait. Il m'accusait de vouloir impressionner quelqu’un, que je «cruisais» mes collègues. Mon maquillage était gâché. J’avais beau lui dire que ce n’était pas vrai, il continuait. Il ne me tenait pas fort, pas assez pour me faire des bleus, mais suffisamment pour que je ne puisse pas m’en aller. J’ai fini par crier après lui et j’ai égratigné sa main en essayant de faire en sorte qu’il me lâche. Il m’a lâchée en me traitant « d’ostie de folle ». Je n’avais plus envie d’aller au party, mais il insistait maintenant pour y aller. J’ai refait mon maquillage, mais cette fois j'en ai mis moins que d’habitude. Je n’avais pas envie que ça recommence. Rendus au party, j’avais le cœur dans les talons et je faisais attention pour ne pas parler à mes collègues masculins. Lui, au contraire, il parlait à tout le monde. Plus tard dans la soirée, une collègue est venue me dire qu’il montrait son égratignure à tout le monde, et qu’il leur demandait comment ils me trouvaient au bureau, parce que j’étais agressive à la maison…
  • Femme
  • 41 ans
  • Violence émotionnelle, Violence par proxy, Violence physique directe
C'était en hiver, le soir, je suis sortie pour mettre les sacs de poubelle au bord de la rue sans mettre mon manteau. Quand je suis revenue à la maison, la porte était barrée. J'avais vraiment froid. Une demi-heure plus tard, je l'ai vu dans la fenêtre du 2e étage avec mon fils de 12 ans... lui il riait, mon fils était figé. J'ai fini par creuser dans la neige pour trouver la clé d'urgence... je me suis fait des engelures importantes aux deux mains. Je ne suis plus jamais sortie de la maison sans mes clés dans mes poches après ça. Des années plus tard, quand il était rendu adulte, mon fils m'a dit à quel point il s'était senti coupable de ne pas avoir tenu tête à son père ce soir-là. À 38 ans, il pleurait sa rage et sa peur.
  • Femme
  • 71 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
Quand on était ensemble, si j'intervenais auprès de notre enfant, pour la discipline par exemple, il intervenait par-dessus moi pour lui dire des choses comme «Écoute-la pas, elle ne sait pas de quoi elle parle.». Après notre séparation, il lui racontait nos chicanes et me dénigrait auprès de mon enfant. À la fin, c'est mon fils lui-même qui disait aux intervenants (dont un juge) que je n'étais pas fiable et que je savais pas comment prendre soin de lui...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Violence post-séparation
Il a commencé à me faire des réflexions quand j’allais faire des courses, des reproches que je ne respectais pas le budget, pour aussi peu que 10 dollars (et on pouvait se le permettre), jusqu’à finalement me dire que je n’irai plus faire les courses et me confisquer la carte de crédit. Moi dans mon épuisement, je me suis dit «très bien, une chose de moins à gérer » un peu de repos bien mérité...pas besoin d’aller faire les courses avec trois enfants youpiii....
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence économique
Je me suis réveillée en pleine nuit et il était en train de... il avait commencé à «faire l'amour»... si on peut appeler ça de l'amour. C'est arrivé plusieurs fois. Il disait que je lui avais demandé «dans mon sommeil»... J'ai appris beaucoup plus tard que ça constitue un viol.
  • Femme
  • 23 ans
  • Violence sexuelle
Je n'ai jamais subi de violence physique... ni même de violence verbale «claire». Tout était subtil... des regards noirs... des soupirs... des silences... des absences... l'infidélité... une tension extrême dès que je ne me «soumettais» pas. C'était lourd, tellement lourd. Les enfants aussi le sentaient, je les voyais «écraser» devant leur père... ça me fendait le coeur. Ça a duré 28 ans. J'ai fait 3 «dépressions» que je comprends aujourd'hui comme un épuisement face à toute cette lourdeur que je portais jour après jour. J'ai parfois espéré qu'il me frappe... au moins là j'aurais été certaine que c'était de la violence.
  • Femme
  • 62 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Il m'a offert un beau petit chiot pour notre 3e anniversaire de mariage : un petit berger australien que j'ai appelé Jack. Pauvre Jack... il est devenu mon double... au lieu de me menacer ou de me frapper, il frappait Jack. Je ne me souviens plus du nombre de fois où il est parti avec Jack en me disant qu'il allait s'en débarrasser, ou le faire euthanasier... puis il revenait en disant qu'il n'avait pas pu le faire, que je n'arriverais pas à faire de lui un «monstre» (parce que évidemment, c'était toujours de ma faute). J'ai voulu partir en hébergement mais je n'avais pas d'endroit où laisser Jack en sécurité, alors je suis restée.
  • Femme
  • 35 ans
  • Violence par proxy
Quand on était en zone rouge, on n'avait pas le droit d’inviter des gens dans la maison... mais comme mon opinion compte zéro dans la balance il s'en moquait… ils étaient 15 dans le sous sol à un moment donné et il m'obligeait à rester avec eux... J'avais peur que quelqu'un ait la Covid et crée une éclosion, j'avais peur de l'attraper, il y avait des vrais risques... et j'avais peur qu'on se fasse prendre aussi... c'était extrêmement stressant.
  • Femme
  • 56 ans
  • Violence psychologique, Violence physique indirecte
Je me sentais tout le temps inadéquate, stressée, préoccupée par ce qu'il penserait de ce que je portais, de ce que je disais, de ma façon de bouger, de la direction de mon regard, de ma façon de respirer... J'avais toujours peur qu'il réagisse brusquement ou durement envers moi, pour une foule de minuscules petits détails. J'essayais de penser à tout mais je n'y arrivais jamais. C'était tellement stressant. Je n'avais jamais été une personne particulièrement anxieuse avant, mais je suis devenue une boule de nerfs 24h sur 24... et même ça il me le reprochait.
  • Femme
  • 39 ans
  • Violence psychologique, Conséquences de la violence
On commence à faire l’amour et il me demande de faire quelque chose qu'il sait que je ne souhaite pas faire. Devant mon refus, il se vexe rapidement, il crie, il me traite de "chienne", il m'accuse de le tromper..... Plus tard, il met des couvertures par terre pour que j'y dorme... comme une vraie chienne.
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence psychologique, Violence sexuelle
C'était quand on a déconfiné et qu'on avait enfin le droit d'aller voir nos proches à l'extérieur. J’ai suggéré d’aller voir ma sœur dans sa cour. Tout de suite, ça a été l’orage, les regards de mépris, les soupirs découragés… comme si j’étais vraiment irresponsable de penser faire ça. On est pas allé finalement.
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique, Isolement
Contactez une intervenante

Comment effacer les traces de son passage sur le site de SOS ?

Lorsque vous naviguez sur Internet sur un ordinateur, sur une tablette ou sur un cellulaire, vos activités sont enregistrées automatiquement par le navigateur que vous utilisez (explorer, safari, firefox, chrome, etc.). Malheureusement, cela signifie que votre partenaire pourrait retracer tous les sites que vous avez visités en consultant votre historique de navigation. Il est possible d’effacer les traces de votre passage sur notre site. Nous vous conseillons de consulter cette page pour savoir comment faire. 

Dans certaines situations, il pourrait être préférable de consulter notre site à partir d'un appareil auquel votre partenaire n'a pas accès : l'ordinateur le téléphone d'une amie, au bureau, à la bibliothèque, etc. Votre sécurité est importante.