Témoignages 99

J'ai appris à 28 semaines de grossesse que j'avais un placenta prævia et que je devais rester alitée mais mon conjoint refusait. Il me forçait à faire le ménage et les repas sous prétexte que c’était mon travail et que j’étais lâche. À son anniversaire, il a invité plusieurs amis à souper et j’ai dû préparer un gros repas malgré la consigne de rester alitée. Après le souper, j’ai dû faire la vaisselle avant de pouvoir aller me coucher. J’avais extrêmement mal au ventre. Le lendemain, j'ai fait une hémorragie et j’ai été hospitalisée pour le reste de ma grossesse.
  • Femme
  • 21 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
J’ai mis fin à une relation toxique après six années de mensonges, de manipulations, de violences verbales et physiques. Il n’a pas accepté notre séparation et me harcelait sans cesse. Après 3 mois de harcèlement, j’ai porté plainte à la police pour de la violence physique et du harcèlement criminel. Il a plaidé coupable devant la cour municipale 15 mois après le début des procédures judiciaires. J’ai témoigné à la Cour avant sa sentence et malgré le fait que c’était très difficile, j’étais fière de l’avoir fait. Aujourd’hui, je suis en paix ! - Mimi
  • Femme
  • 49 ans
  • Violence physique directe, Harcèlement
Je le prenais en pitié lorsqu’il me frappait parce que je me disais qu’il avait subi cela étant jeune enfant. Quand j’ai appris qu’il m’avait menti durant 6 ans sur qui il était, je me suis dit qu’il avait dû me mentir aussi sur sa jeunesse et s’en servir comme excuse pour sa violence. - Mimi
  • Femme
  • 49 ans
  • Violence psychologique
Quand acheter un petit pyjama pour son bébé à naître devient un drame… Que chaque limite est forcée… outrepassée… défoncée. Physiquement, sexuellement, psychologiquement… Que ça passe par l’argent, par les réseaux sociaux, par des déménagements constants… C’est de la violence. Aujourd’hui, je suis en sécurité avec mon fils. J’espère que mon témoignage pourra faire une différence pour quelqu’un.
  • Femme
  • 25 ans
  • Violence psychologique, Violence sexuelle, Violence physique directe
Je suis arrivée au pays il y a 4 ans. Mon mari a pris mon passeport et ceux des enfants et les a cachés. Il m'a dit que mes enfants avaient été acceptés pour l'immigration mais pas moi... et que comme je n'avais pas les papiers, je ne pouvais pas sortir parce que je me ferais arrêter. J'avais très peur de la police parce que dans mon pays il y a beaucoup de corruption et de violence. En plus, je ne parlais pas français ni anglais. je suis restée deux ans à l'intérieur de la Maison, à toujours avoir peur d'être renvoyée dans mon pays et séparée de mes enfants. Quand je suis tombée enceinte, j'ai eu des difficultés et j'ai dû aller à l'hôpital... l'infirmière a rapidement compris que j'étais terrifiée et a trouvé une façon pour me parler seule avec une interprète. Cette infirmière m'a sauvé la vie.
  • Femme
  • 27 ans
  • Violence psychologique, Isolement
Il cherchait toujours le moindre détail pour me critiquer. Par exemple, une fois j’avais fait le ménage de mon appartement avant qu’il vienne chez moi. Tout était propre. J’ai vidé la litière du chat dans la poubelle de la cuisine avant son arrivée. Lorsqu’il a voulu jeter un déchet, il a vu la litière du chat dans la poubelle. Il n’a pas apprécié et s’est exclamé : « Si tu fais encore ça, je ne viendrai plus chez toi » !
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence psychologique
Ça nous a pris plusieurs années pour se relever, mais maintenant, mes garçons et moi sommes totalement libérés et épanouis. Nous avons certes des cicatrices au sens propre et au sens figuré, mais nous sommes sereins. La paix d'esprit n'a pas de prix. Nous avons eu très peur et avons craint pour notre vie. Les policiers, la Cour familiale et les avocats de l'aide juridique ont su agir. Pas parfaitement, le système, comme vous le savez trop bien, a encore besoin de modifications pour être adéquat dans un contexte de violence. Ça a été une éprouvante et longue épreuve, car le système est lent et parfois ignorant. Votre main tendue, votre écoute, votre respect, votre calme, votre bienveillance et vos conseils précis nous ont propulsés vers toutes les étapes qui mènent à la liberté, loin de la souffrance. Votre aide nous a littéralement sauvés. Encore aujourd'hui, des années plus tard, car ça prend du temps pour se tenir la tête haute et le dos droit, vos paroles réconfortantes et votre reconnaissance me guident. Jamais je ne vous oublierai. Vous êtes vraiment, vraiment des anges gardiens, des super-héros. Merci au nom de mes deux garçons et de moi-même. Nous sommes vraiment bien aujourd'hui, grâce aux services de SOS et des ressources spécialisées en violence conjugale. La violence ne fait aucune distinction d'âges, de milieux sociaux, d'éducation, de milieux culturels. Elle est sournoise, mais pas invincible.
  • Femme
  • 43 ans
Au début de la relation, c'était le gars parfait. Il était respectueux et admiratif. J'étais la femme de sa vie et il me couvrait de compliments. Je ne m'étais jamais sentie aussi comblée. Quand il y a eu des petites «craques» dans son image, des petites insultes, des commentaires déplacés... ça passait parce que je l'avais déjà «catégorisé» comme étant un gars gentil, respectueux et compréhensif. Au lieu de douter de lui et de ses comportements, je me suis mise à douter de moi.
  • Femme
  • 27 ans
  • Violence psychologique
Il faisait preuve de racisme à mon endroit, et en général. Il tenait des préjugés basés sur la couleur de peau ou l'origine ethnique. Et quand j'essayais de me défendre... ou d'aller contre ses idées sur les autres, il disait que je faisais du «racisme inversé» et que tout m'était dû... Ça faisait des conversations pénibles, où je me sentais sur la défensive, ce qu'il utilisait pour me démontrer que c'était moi qui étais fermée à lui, et essentiellement raciste à mon tour. Je sortais de ces conversations épuisée et confuse.
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique
Je suis couchée et j’ai du mal à dormir, quand soudainement, il entre dans la maison en furie. Il me dévisage, me crache au visage et me dit que je suis encore en train de le «juger». J'essaie de le sensibiliser au fait que notre fils dort. Il devient complètement fou et commence à frapper partout, pour finalement m’attraper le bras et me tirer dans la chambre. Il me dit de faire mes valises et de partir. Il m'empêche de prendre mon fils pour partir. Je pleure et je suis paniquée, car je ne peux pas partir sans amener mon enfant. J’attends qu’il aille fumer une cigarette dehors et je me dirige vers la chambre, je prends mon garçon en me disant qu’il ne me ferait rien tant que je l'aurai dans mes bras. Erreur de ma part... il nous pousse dans les marches de l'entrée, et on déboule les sept marches en céramique. J’ai serré mon fils contre moi et je me suis tournée sur le dos pour absorber le choc. J'ai eu vraiment très mal et j’ai perdu le souffle un long moment. Je suis allée me réfugier chez mes parents... et pour moi, ça a été la fin. Je l'ai quitté.
  • Femme
  • 24 ans
  • Violence par proxy, Violence physique directe
Quand j'ai appelé SOS, c'était parce que ma soeur avait vu clair dans ma situation... alors que moi j'étais très très loin de voir ce qui m'arrivait. La violence conjugale, c'est comme si ton partenaire t'avait mis un sac sur la tête... tu ne peux pas y voir clair, c'est impossible. Ma soeur a été patiente, elle a compris. Au début, ça me semblait complètement farfelu.... moi ?? victime de violence conjugale ?? Ben non !!! Ça a pris 7 mois, entre le moment où elle m'a parlé de ses craintes et le moment où j'ai appelé. Je lui serai toujours reconnaissante d'avoir su me comprendre... alors que moi je ne me comprenais pas.
  • Femme
  • 32 ans
  • Violence psychologique
J'ai enduré les insultes, les reproches, la situation à devoir "marcher sur des oeufs" quotidiennement pendant 2 ans pour ne pas enflammer sa colère. La période du confinement a été la pire, il ne se cachait même plus d'aller voir sa maitresse tous les week-end. Il disait que l'on faisait une pause dans notre couple car il avait besoin de réfléchir mais que je ne pouvais pas partir car les papiers d'immigration l'interdisaient, tu comprends...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
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