Témoignages 87

Je suis couchée et j’ai du mal à dormir, quand soudainement, il entre dans la maison en furie. Il me dévisage, me crache au visage et me dit que je suis encore en train de le «juger». J'essaie de le sensibiliser au fait que notre fils dort. Il devient complètement fou et commence à frapper partout, pour finalement m’attraper le bras et me tirer dans la chambre. Il me dit de faire mes valises et de partir. Il m'empêche de prendre mon fils pour partir. Je pleure et je suis paniquée, car je ne peux pas partir sans amener mon enfant. J’attends qu’il aille fumer une cigarette dehors et je me dirige vers la chambre, je prends mon garçon en me disant qu’il ne me ferait rien tant que je l'aurai dans mes bras. Erreur de ma part... il nous pousse dans les marches de l'entrée, et on déboule les sept marches en céramique. J’ai serré mon fils contre moi et je me suis tournée sur le dos pour absorber le choc. J'ai eu vraiment très mal et j’ai perdu le souffle un long moment. Je suis allée me réfugier chez mes parents... et pour moi, ça a été la fin. Je l'ai quitté.
  • Femme
  • 24 ans
  • Violence par proxy, Violence physique directe
Quand j'ai appelé SOS, c'était parce que ma soeur avait vu clair dans ma situation... alors que moi j'étais très très loin de voir ce qui m'arrivait. La violence conjugale, c'est comme si ton partenaire t'avait mis un sac sur la tête... tu ne peux pas y voir clair, c'est impossible. Ma soeur a été patiente, elle a compris. Au début, ça me semblait complètement farfelu.... moi ?? victime de violence conjugale ?? Ben non !!! Ça a pris 7 mois, entre le moment où elle m'a parlé de ses craintes et le moment où j'ai appelé. Je lui serai toujours reconnaissante d'avoir su me comprendre... alors que moi je ne me comprenais pas.
  • Femme
  • 32 ans
  • Violence psychologique
Il parlait de l'affaire Turcotte et disait que : « c'est à cause de femmes comme toi qu'on finit par tuer nos enfants ». J'étais terrifiée par cette utilisation du «on»... même s'il m'a répondu que «on exclut la personne qui parle».
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique, Violence par proxy
Il disait que j'étais responsable de ses sautes d'humeur (et de sa violence) : « C'est toi qui me mets dans cet état. Tu me pousses à bout! ». Je me suis vraiment questionnée... il m'a convaincue.
  • Femme
  • 53 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Mon ex me demandait trop souvent de faire des «compromis» : m'éloigner de mes amis, de ma famille et de mes ambitions. Il me disait que j'investissais trop d'énergie dans certaines activités (mes études par exemple) ou encore certaines personnes, au lieu de m'investir avec lui. Aujourd'hui, je sais qu'il y a une différence entre un compromis... et un sacrifice.
  • Femme
  • 22 ans
  • Violence spirituelle ou identitaire, Isolement
Pendant ma relation, j'étais très affectée par la situation. Je faisais des cauchemars horribles, de l'insomnie, des crises d'anxiété, j'étais tout le temps vidée, fatiguée et déprimée. Je consultais différents intervenants mais je ne leur ai pas parlé de ce qui se passait chez moi... j'avais honte et je n'étais pas vraiment sûre que c'était de la violence. Après un certain temps, j'ai reçu un diagnostic en santé mentale. Quand mon ex l'a su, il s'est mis à me traiter de «malade mentale» devant tout le monde, y compris les enfants ET les intervenant-es qui étaient dans le dossier au moment de notre séparation. Il s'est servi de ce diagnostic pour donner de moi l'image d'une femme instable. Cette étiquette m'a beaucoup nui. Aujourd'hui, je sais que j'étais blessée par la violence et non réellement «malade».
  • Femme
  • 51 ans
  • Violence par proxy, Conséquences de la violence
Je n'avais aucun droit de parole à propos des décisions d'encadrement de notre enfant. Il disait que j'étais trop «douce» et que je ne savais pas l'encadrer. Une fois, il retenait notre fils dans ses bras et m'a obligée à jeter tous ses jouets à la poubelle... je n'étais pas d'accord mais plus je lui tenais tête, plus il serrait fort les bras de mon fils et plus il criait de douleur. J'ai fini par le faire, et ensuite, il m'a interdit de consoler mon enfant.
  • Femme
  • 37 ans
  • Violence par proxy, Violence physique indirecte
Elle me criait après pendant de longues minutes. J'avais peur que les voisins entendent et que les gens dans la rue le sachent. J'essayais de lui dire de baisser le ton, mais elle ne le faisait pas. J'avais tellement honte.
  • Homme
  • 39 ans
  • Violence émotionnelle
Une chose que j'ai comprise... c'est qu'en amour, un partenaire devrait nous «tirer vers le haut» et non «vers le bas». Avec mon ex-partenaire, ses commentaires et son attitude faisaient en sorte que je me sente moins confiante, moins sûre de moi, que je doute de mes compétences, que je ne me trouve «pas correcte» et que j'aie honte de moi. Avec mon nouveau chum c'est absolument le contraire. Il a le don de me «remonter», je sens qu'il me trouve intéressante, qu'il a confiance en mes compétences et qu'il va m'épauler si jamais j'ai de la misère... sans rire de moi ou me faire sentir qu'il «me l'avait bien dit que ça marcherait pas». C'est fou le contraste et je vous souhaite de vivre une relation comme ça un jour.
  • Femme
  • 31 ans
  • Violence psychologique
Pendant des années, dès que je parlais de rupture, il me menaçait de se battre pour avoir la garde des enfants. J'avais tellement peur qu'il soit seul avec eux pour de longues périodes (il était violent verbalement et parfois physiquement avec eux aussi) que j'ai choisi de rester tant et aussi longtemps que je sentais mes enfants trop vulnérables... et même là, quand je suis finalement partie (mes enfants avaient alors 15 et 17 ans), il s'est battu pendant des années pour avoir leur garde, et ça m'a coûté une fortune en frais d'avocat et en frais d'expertise. Il me ramenait constamment en cour. Ça a fini par finir parce que mon plus jeune a eu 18 ans. La violence «légale» après la séparation a été aussi difficile à vivre, sinon plus, que la situation de violence elle-même. Ceci dit... je suis heureuse d'avoir choisi ce chemin, pour le message que ça envoie à mes enfants.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence judiciaire, Violence post-séparation
Il m'obligeait à me prostituer. Ça s'est fait graduellement... il avait des dettes, c'est devenu nos dettes,...ça nous affectait beaucoup. Il m'a convaincu de le faire une fois... puis deux... puis tous les jours ou presque. Je n'aurais jamais cru que ça m'arriverait un jour.
  • Homme
  • 25 ans
  • Violence économique, Violence sexuelle
Il était très agressif avec mes chats. Il lui arrivait de les frapper ou de les vaporiser avec des produits nettoyants sur le museau quand ils avaient (selon lui) un mauvais comportement. Mes chats ne voulaient plus sortir du sous-sol tellement ils avaient peur de lui. Même des années après ma rupture, ils sont toujours très méfiants et ne s'approchent plus de personne... y compris moi.
  • Femme
  • 49 ans
  • Violence par proxy
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