Témoignages 90

Au début de la relation, c'était le gars parfait. Il était respectueux et admiratif. J'étais la femme de sa vie et il me couvrait de compliments. Je ne m'étais jamais sentie aussi comblée. Quand il y a eu des petites «craques» dans son image, des petites insultes, des commentaires déplacés... ça passait parce que je l'avais déjà «catégorisé» comme étant un gars gentil, respectueux et compréhensif. Au lieu de douter de lui et de ses comportements, je me suis mise à douter de moi.
  • Femme
  • 27 ans
  • Violence psychologique
Il faisait preuve de racisme à mon endroit, et en général. Il tenait des préjugés basés sur la couleur de peau ou l'origine ethnique. Et quand j'essayais de me défendre... ou d'aller contre ses idées sur les autres, il disait que je faisais du «racisme inversé» et que tout m'était dû... Ça faisait des conversations pénibles, où je me sentais sur la défensive, ce qu'il utilisait pour me démontrer que c'était moi qui étais fermée à lui, et essentiellement raciste à mon tour. Je sortais de ces conversations épuisée et confuse.
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique
Je suis couchée et j’ai du mal à dormir, quand soudainement, il entre dans la maison en furie. Il me dévisage, me crache au visage et me dit que je suis encore en train de le «juger». J'essaie de le sensibiliser au fait que notre fils dort. Il devient complètement fou et commence à frapper partout, pour finalement m’attraper le bras et me tirer dans la chambre. Il me dit de faire mes valises et de partir. Il m'empêche de prendre mon fils pour partir. Je pleure et je suis paniquée, car je ne peux pas partir sans amener mon enfant. J’attends qu’il aille fumer une cigarette dehors et je me dirige vers la chambre, je prends mon garçon en me disant qu’il ne me ferait rien tant que je l'aurai dans mes bras. Erreur de ma part... il nous pousse dans les marches de l'entrée, et on déboule les sept marches en céramique. J’ai serré mon fils contre moi et je me suis tournée sur le dos pour absorber le choc. J'ai eu vraiment très mal et j’ai perdu le souffle un long moment. Je suis allée me réfugier chez mes parents... et pour moi, ça a été la fin. Je l'ai quitté.
  • Femme
  • 24 ans
  • Violence par proxy, Violence physique directe
Quand j'ai appelé SOS, c'était parce que ma soeur avait vu clair dans ma situation... alors que moi j'étais très très loin de voir ce qui m'arrivait. La violence conjugale, c'est comme si ton partenaire t'avait mis un sac sur la tête... tu ne peux pas y voir clair, c'est impossible. Ma soeur a été patiente, elle a compris. Au début, ça me semblait complètement farfelu.... moi ?? victime de violence conjugale ?? Ben non !!! Ça a pris 7 mois, entre le moment où elle m'a parlé de ses craintes et le moment où j'ai appelé. Je lui serai toujours reconnaissante d'avoir su me comprendre... alors que moi je ne me comprenais pas.
  • Femme
  • 32 ans
  • Violence psychologique
Je vais m'adresser à toi qui est en train de vivre cela. Moi aussi ça a commencé comme toi, je suis tombée amoureuse d'un l'homme que je croyais parfait, je l'ai même marié. Ça n'a pas été long que la jalousie, la manipulation, la violence psychologique se sont installées. Il m'a fait croire longtemps que je n’étais pas à la hauteur, il a même réussi à monter mes proches, sa famille, nos amis contre moi… J'ai subi la violence physique puis la violence sexuelle (oui, le viol existe bel et bien au sein du mariage, mais personne n’ose en parler). Tu n'es pas folle, tu sais bien la différence... tu le sens que c'est de la violence. Je sais que tu crois que tu es faible que tu ne vaux rien sans lui, car il n'a pas arrêté de te le répéter, mais c'est faux. Je ne vais pas te mentir par contre, le chemin ne sera pas facile... mais tiens le coup , sois forte et surtout n'oublie pas que ta vie est précieuse et que oui tu as le courage nécessaire au fond de toi-même! La violence a a brisé des choses en toi, mais tu en découvriras bien d'autres plus belles qui mettrons un pansement sur ce qui est blessé ❤.
  • Femme
Il parlait de l'affaire Turcotte et disait que : « c'est à cause de femmes comme toi qu'on finit par tuer nos enfants ». J'étais terrifiée par cette utilisation du «on»... même s'il m'a répondu que «on exclut la personne qui parle».
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique, Violence par proxy
Il disait que j'étais responsable de ses sautes d'humeur (et de sa violence) : « C'est toi qui me mets dans cet état. Tu me pousses à bout! ». Je me suis vraiment questionnée... il m'a convaincue.
  • Femme
  • 53 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Mon ex me demandait trop souvent de faire des «compromis» : m'éloigner de mes amis, de ma famille et de mes ambitions. Il me disait que j'investissais trop d'énergie dans certaines activités (mes études par exemple) ou encore certaines personnes, au lieu de m'investir avec lui. Aujourd'hui, je sais qu'il y a une différence entre un compromis... et un sacrifice.
  • Femme
  • 22 ans
  • Violence spirituelle ou identitaire, Isolement
Pendant ma relation, j'étais très affectée par la situation. Je faisais des cauchemars horribles, de l'insomnie, des crises d'anxiété, j'étais tout le temps vidée, fatiguée et déprimée. Je consultais différents intervenants mais je ne leur ai pas parlé de ce qui se passait chez moi... j'avais honte et je n'étais pas vraiment sûre que c'était de la violence. Après un certain temps, j'ai reçu un diagnostic en santé mentale. Quand mon ex l'a su, il s'est mis à me traiter de «malade mentale» devant tout le monde, y compris les enfants ET les intervenant-es qui étaient dans le dossier au moment de notre séparation. Il s'est servi de ce diagnostic pour donner de moi l'image d'une femme instable. Cette étiquette m'a beaucoup nui. Aujourd'hui, je sais que j'étais blessée par la violence et non réellement «malade».
  • Femme
  • 51 ans
  • Violence par proxy, Conséquences de la violence
Je n'avais aucun droit de parole à propos des décisions d'encadrement de notre enfant. Il disait que j'étais trop «douce» et que je ne savais pas l'encadrer. Une fois, il retenait notre fils dans ses bras et m'a obligée à jeter tous ses jouets à la poubelle... je n'étais pas d'accord mais plus je lui tenais tête, plus il serrait fort les bras de mon fils et plus il criait de douleur. J'ai fini par le faire, et ensuite, il m'a interdit de consoler mon enfant.
  • Femme
  • 37 ans
  • Violence par proxy, Violence physique indirecte
Elle me criait après pendant de longues minutes. J'avais peur que les voisins entendent et que les gens dans la rue le sachent. J'essayais de lui dire de baisser le ton, mais elle ne le faisait pas. J'avais tellement honte.
  • Homme
  • 39 ans
  • Violence émotionnelle
Une chose que j'ai comprise... c'est qu'en amour, un partenaire devrait nous «tirer vers le haut» et non «vers le bas». Avec mon ex-partenaire, ses commentaires et son attitude faisaient en sorte que je me sente moins confiante, moins sûre de moi, que je doute de mes compétences, que je ne me trouve «pas correcte» et que j'aie honte de moi. Avec mon nouveau chum c'est absolument le contraire. Il a le don de me «remonter», je sens qu'il me trouve intéressante, qu'il a confiance en mes compétences et qu'il va m'épauler si jamais j'ai de la misère... sans rire de moi ou me faire sentir qu'il «me l'avait bien dit que ça marcherait pas». C'est fou le contraste et je vous souhaite de vivre une relation comme ça un jour.
  • Femme
  • 31 ans
  • Violence psychologique
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