Témoignages 90

Il m'avait offert un cellulaire, dont il était l'administrateur. Je ne le savais pas mais il avait accès à mes messages et à tout ce que je consultais sur Internet.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence technologique
Il me surveillait. Il vérifiait le nombre de kilomètres parcouru avec mon auto lors de mes déplacements et comparait avec Google Maps pour voir si «c'était logique». Je n'avais pas le droit d’avoir un compte Facebook, Instagram ou rien d'autre. J'ai dû changer mon adresse courriel personnelle pour une adresse courriel «de couple» à laquelle il avait accès. J'étais essentiellement en cage.
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence technologique, Harcèlement
Pour moi le plus difficile à vivre au quotidien a été la jalousie. Mon mari évaluait chacun de mes mouvements, de mes vêtements, de mes activités, et de mes choix en fonction de mon «potentiel» d'infidélité. Au début de notre relation, il m'avait «prévenu» qu'il était insécure parce que son père l'avait abandonné et je le comprenais alors j'essayais de l'aider en évitant de faire des choses qui le rendraient anxieux... mais c'était impossible. Il disait qu'il me connaissait bien et que j'avais un «potentiel d'infidélité» élevé. Si j'avais le malheur de parler d'un collègue masculin, il me faisait passer un interrogatoire à son sujet et au sujet de notre «relation». Si j'achetais une nouvelle robe, il pensait que c'était pour séduire quelqu'un. Si mon regard avait le malheur d'aller vers un endroit où il y avait un homme, j'étais «en chasse». Au fil des années, mon univers s'est rétréci et rétréci... je me sentais emprisonnée par ses doutes à mon sujet.
  • Femme
  • 58 ans
  • Violence psychologique, Isolement
Ça m'a pris du temps avant de réaliser que ce n'était pas moi le problème. J'ai très très longtemps pensé que c'était mon comportement qui provoquait la violence de mon conjoint. Il avait toujours une explication à sa violence, et cette explication c'était toujours moi. Il disait que je ne me rendais pas compte à quel point j'avais le don de «venir le chercher» et de «faire sortir le pire en lui».
  • Femme
  • 31 ans
  • Violence psychologique
Je suis une travailleuse sociale et je garde toujours les SOS-INFO dans mon bureau, car ils expliquent bien ce qu'est la violence conjugale. Étant donné que je ne suis pas spécialisée sur le sujet, ces documents me permettent une formation continue sur la problématique, mais aussi de pouvoir mieux l'évaluer ou l'expliquer avec les personnes que je rencontre.
Je m'inquiétais beaucoup pour ma mère et mes soeurs. J'avais appris par l'une d'elles que notre mère vivait de la violence psychologique et verbale de la part de mon beau-père. J'essayais de lui en parler, mais elle ne me disait rien et se renfermait. Je savais que je ne pouvais pas la forcer, mais en même temps, j'étais préoccupée par le sort de mes soeurs qui vivaient dans cet environnement toxique. J'ai appelé le 811 et ils m'ont référé à SOS violence conjugale. J'ai parlé avec une intervenante et j'ai pu recevoir des conseils, mais aussi des informations sur la violence conjugale. Quand j'ai revu ma mère, j'ai pu appliquer les conseils de l'intervenante et ma mère s'est confiée. J'ai rappelé SOS avec elle et l'intervenante a trouvé un hébergement pour elle et mes soeurs.
Je voulais vous remercier de l’aide apportée lorsque je vous ai appelé il y a 2 ans. J’ai réussi à sortir de l’emprise de mon ex depuis plus d’un an et demi. Il n’y a pas que des histoires d’horreur, il y a aussi plusieurs personnes qui s’en sortent et c'est important de le dire. J’étais avec un pervers narcissique, manipulateur, méchant et contrôlant. Je vous ai appelé vers la fin de la relation, après avoir dû contacter la police à 2 reprises pour m’aider. Ça a été difficile et ça m’a pris plusieurs tentatives, mais j’ai réussi à m’en sortir. Lorsque je vous ai appelé ça m’a beaucoup aidé, j’avais besoin de parler et mon réseau social était épuisé. Votre soutien, votre écoute et vos conseils m’ont beaucoup aidé. Donc merci beaucoup. Merci d’être là et de soutenir les personnes qui sont sous l’emprise d’une autre.
  • Femme
  • 29 ans
  • Conséquences de la violence
Si je ne répondais pas à ses textos en moins de 5 minutes, c'était la crise totale. Je devais m'arrêter sur la route ou passer mon temps aux toilettes au travail pour lui répondre. J'ai eu plusieurs réprimandes de mon employeur et j'ai failli perdre mon travail... c'était tellement stressant...
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence technologique, Harcèlement
Hier, ma meilleure amie m'a prêté son téléphone pour faire une recherche pendant qu'elle allait commander son repas au comptoir et son conjoint a commencé à la texter... et ce que j'ai lu m'a beaucoup inquiétée. J'y ai vu des menaces, un manque de respect, il exigeait de savoir où elle était, et pourquoi elle ne l'avait pas rappelé tout de suite quand il lui avait demandé. Quand mon amie est revenue, je lui ai montré les messages et elle est devenue extrêmement nerveuse en textant avec lui. 10 minutes après, elle a dit qu'elle avait mal au ventre et qu'elle préférait rentrer à la maison... mais je pense que son conjoint a exigé qu'elle rentre.
  • Harcèlement
Quand on s'est rencontré, je me souviens de lui avoir dit que les maths et moi, ça n'avait jamais fait bon ménage. Après ça, il me disait toujours (en farce au début, puis plus sérieusement) que je n'avais pas «la bosse des maths» mais que ce n'était pas grave parce que lui, il l'avait. Avec le temps, c'est devenu le prétexte pour qu'il s'occupe de tout ce qui concernait notre vie financière. Au début j'étais soulagée (qui ne l'aurait pas été !)... mais avec le temps, j'avais de moins en moins de «corde». Il surveillait mes achats sur mon compte de cartes de crédit et critiquait la moindre dépense qu'on n'avait pas «réfléchie ensemble»... il disait aussi que j'étais «financièrement irresponsable».
  • Femme
  • 53 ans
  • Violence psychologique, Violence économique
Je passais des nuits entières à ne pas dormir, parce qu'il me disait souvent qu'un jour, il allait se suicider et m'amener avec lui.
  • Femme
  • 37 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Ce qui a été le plus difficile à vivre pour moi c'est que mon mari contrôlait mon sommeil. Il exigeait que je me lève avec lui quand il devait aller travailler (à 2 h du matin) par «solidarité». Après une heure à boire du café et à jaser pendant qu'il se préparait, j'avais le temps de vraiment bien me réveiller, et je n'arrivais plus à dormir ensuite. Lui, se couchait à 19h, mais moi je devais m'occuper des enfants (sous prétexte que lui travaillait très tôt) et je ne pouvais pas me coucher avant 21h ou 22h. J'étais toujours épuisée de ne pas pouvoir dormir suffisamment. Ça a duré des années. Encore maintenant, longtemps après ma rupture, je me réveille tous les jours à 2 h du matin.
  • Femme
  • 51 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
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