Témoignages 98

J'étais inquiète pour ma petite soeur. Elle était sur le point de refuser une opportunité d'emploi, parce que son chum ne voulait pas qu'elle travaille à cet endroit, car son ex travaillait dans la même bâtisse. Je ne savais pas quoi faire... c'est une collègue qui m'a proposé d'appeler SOS pour avoir de l'aide. Ça m'a aidée à respecter le choix de ma soeur, à comprendre qu'elle faisait ce qui était le mieux pour elle dans le moment présent. Mais je ne vous cacherai pas que c'est difficile à faire.
  • Violence économique
Quand je me suis séparée, c'est un voisin qui m'a aidée à y voir plus clair. Il m'a grandement aidée à prendre confiance en moi. Il m'a hébergée chez lui jusqu'à ce que je sois prête financièrement et moralement à trouver mon propre logement. Maintenant, je sais que je suis autonome et que je n'ai besoin de personne.
  • Femme
  • 48 ans
  • Conséquences de la violence
Mon ex-conjoint avait installé un logiciel de contrôle parental sur mon ordinateur à mon insu, et il avait donc accès à l'ensemble de mes activités en ligne: les pages que je visitais, mes mots de passe, l'accès à mes comptes de banque, à mon Facebook, à mon courriel... tout tout tout.
  • Homme
  • 44 ans
  • Violence technologique
Au départ, il ne voulait pas la garde. Quand il a découvert qu'il serait obligé de payer une pension alimentaire, il a demandé la garde partagée, puis a accepté une garde avec des accès «élargis», de longues fins de semaine et le mercredi soir. On a passé presque deux ans en Cour, à cause des délais qu'il imposait dans les procédures. Ça m'a coûté une fortune en avocat. Au final, il me donne une petite pension alimentaire, prélevée directement sur son salaire, mais il m'en veut de devoir le faire. Depuis la Cour, il ne respecte pas les conditions de la garde de notre enfant. Il vient le chercher et me le ramène quand il veut, sans me prévenir. Il dit qu'il s'en fout si je ne suis pas là quand il me ramène mon fils, et que ce n'est pas son problème si je ne peux pas être présente pour lui. Il le garde avec lui, au plus, 2-3 nuit par mois et donc, ne me verse pas assez de pension alimentaire pour notre temps réel de garde. Quand je lui en ai parlé, il m'a fait des menaces de mort et m'a dit que si je le ramenais en Cour, je devrais «oublier» mon fils. J'ai choisi de ne pas exiger justice actuellement, pour me protéger et protéger mon fils. Heureusement, une intervenante m'aide à documenter mon dossier pour le jour où je voudrais aller de l'avant.
  • Femme
  • 46 ans
  • Violence judiciaire, Violence post-séparation
Quand j'ai voulu partir, la première fois, il m'a menacée de révéler à des proches certaines informations sensibles qu'il détenait à mon sujet. Je lui avais confié avoir subi des agressions sexuelles de la part d'un de mes frères quand j'étais jeune et je lui ai parlé des répercussions que ça avait encore dans ma vie. Il m'a dit qu'il allait tout dire à mes parents, maintenant vieillissants et tous les deux affectés par d'importants problèmes de santé. Ça m'a sidérée... et m'a essentiellement figée dans la relation. J'ai rompu avec lui seulement quelques années plus tard, après le décès de mes deux parents.
  • Femme
  • 56 ans
  • Violence émotionnelle, Violence par proxy
Il ridiculisait mes croyances spirituelles (des cours de croissance personnelle), en disant que j'allais dans un monastère pour me faire «pogner les fesses».
  • Femme
  • 42 ans
  • Violence spirituelle ou identitaire
Au début, j'ai eu peur. Puis mon partenaire s'est mis à me dire que j'exagérais toujours tout, que j'étais «dramatique», que je me faisais des histoires, que je m'inventais des problèmes, etc. Au fil du temps, à force de la réprimer, de la refouler, de l'écraser... ma peur s'est tue. Un jour, mon partenaire m'a menacée avec un couteau et je n'ai rien ressenti. Rien du tout. Il avait réussi à débrancher mon système d'alarme. Le meilleur conseil que je pourrais donner à une personne qui se questionne aujourd'hui... c'est d'écouter sa peur.
  • Femme
  • 35 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Ça faisait trois ans que je travaillais avec une famille dont l'enfant avait de graves troubles de comportement. Rien ne fonctionnait. Mes méthodes habituelles ne collaient pas. La mère était découragée et me semblait de plus en plus déprimée. Lors d'une visite où le père n'était pas présent, j'ai remarqué que la mère semblait craindre la réaction du père si l'enfant ne s'améliorait pas. Je l'ai questionnée à ce sujet et d'après ses réponses, j'ai réalisé qu'elle était victime de violence conjugale. J'étais mal à l'aise parce que je ne savais pas exactement comment intervenir dans cette situation délicate. J'ai appelé SOS et on m'a offert du soutien à l'intervention et des outils à partager avec mon équipe.
Il m'avait offert un cellulaire, dont il était l'administrateur. Je ne le savais pas mais il avait accès à mes messages et à tout ce que je consultais sur Internet.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence technologique
Il me surveillait. Il vérifiait le nombre de kilomètres parcouru avec mon auto lors de mes déplacements et comparait avec Google Maps pour voir si «c'était logique». Je n'avais pas le droit d’avoir un compte Facebook, Instagram ou rien d'autre. J'ai dû changer mon adresse courriel personnelle pour une adresse courriel «de couple» à laquelle il avait accès. J'étais essentiellement en cage.
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence technologique, Harcèlement
Pour moi le plus difficile à vivre au quotidien a été la jalousie. Mon mari évaluait chacun de mes mouvements, de mes vêtements, de mes activités, et de mes choix en fonction de mon «potentiel» d'infidélité. Au début de notre relation, il m'avait «prévenu» qu'il était insécure parce que son père l'avait abandonné et je le comprenais alors j'essayais de l'aider en évitant de faire des choses qui le rendraient anxieux... mais c'était impossible. Il disait qu'il me connaissait bien et que j'avais un «potentiel d'infidélité» élevé. Si j'avais le malheur de parler d'un collègue masculin, il me faisait passer un interrogatoire à son sujet et au sujet de notre «relation». Si j'achetais une nouvelle robe, il pensait que c'était pour séduire quelqu'un. Si mon regard avait le malheur d'aller vers un endroit où il y avait un homme, j'étais «en chasse». Au fil des années, mon univers s'est rétréci et rétréci... je me sentais emprisonnée par ses doutes à mon sujet.
  • Femme
  • 58 ans
  • Violence psychologique, Isolement
Ça m'a pris du temps avant de réaliser que ce n'était pas moi le problème. J'ai très très longtemps pensé que c'était mon comportement qui provoquait la violence de mon conjoint. Il avait toujours une explication à sa violence, et cette explication c'était toujours moi. Il disait que je ne me rendais pas compte à quel point j'avais le don de «venir le chercher» et de «faire sortir le pire en lui».
  • Femme
  • 31 ans
  • Violence psychologique
Contactez une intervenante

Comment effacer les traces de son passage sur le site de SOS ?

Lorsque vous naviguez sur Internet sur un ordinateur, sur une tablette ou sur un cellulaire, vos activités sont enregistrées automatiquement par le navigateur que vous utilisez (explorer, safari, firefox, chrome, etc.). Malheureusement, cela signifie que votre partenaire pourrait retracer tous les sites que vous avez visités en consultant votre historique de navigation. Il est possible d’effacer les traces de votre passage sur notre site. Nous vous conseillons de consulter cette page pour savoir comment faire. 

Dans certaines situations, il pourrait être préférable de consulter notre site à partir d'un appareil auquel votre partenaire n'a pas accès : l'ordinateur le téléphone d'une amie, au bureau, à la bibliothèque, etc. Votre sécurité est importante.