Témoignages 102

Ce qui a été le plus difficile à vivre pour moi c'est que mon mari contrôlait mon sommeil. Il exigeait que je me lève avec lui quand il devait aller travailler (à 2 h du matin) par «solidarité». Après une heure à boire du café et à jaser pendant qu'il se préparait, j'avais le temps de vraiment bien me réveiller, et je n'arrivais plus à dormir ensuite. Lui, se couchait à 19h, mais moi je devais m'occuper des enfants (sous prétexte que lui travaillait très tôt) et je ne pouvais pas me coucher avant 21h ou 22h. J'étais toujours épuisée de ne pas pouvoir dormir suffisamment. Ça a duré des années. Encore maintenant, longtemps après ma rupture, je me réveille tous les jours à 2 h du matin.
  • Femme
  • 51 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
Quand je l'ai rencontrée, elle m'a dit qu'elle souffrait d'un cancer «terminal». Très rapidement, elle m'a demandé de lui prêter de l'argent pour payer des médicaments et des traitements. Je l'ai même emmenée en voyage dans le sud, croyant qu'elle vivait ses derniers mois. Quand j'ai commencé à me poser des questions, et à LUI poser des questions, elle m'a laissé. J'ai su par la suite qu'elle n'était pas du tout malade. Je me suis senti trahi... et honteux aussi, de l'avoir crue.
  • Homme
  • 27 ans
  • Violence émotionnelle, Violence économique
J'ai l'impression d'avoir passé la moitié de ma vie à faire des efforts incroyables pour que ça se passe bien, à marcher sur des oeufs, à toujours faire attention de ne pas le fâcher, de ne pas le provoquer, de ne pas le déranger, de ne pas l'énerver, de ne pas parler trop fort, de ne pas dire des niaiseries... ça m'a demandé tellement d'énergie qu'il ne m'en restait plus pour autre chose. C'était un travail de chaque instant. Ce qui me fait mal aujourd'hui, c'est quand quelqu'un me dit «mais pourquoi tu n'as rien fait?».
  • Femme
  • 48 ans
  • Conséquences de la violence
Il se plaçait devant la porte de la pièce où j'étais pour ne pas me laisser sortir. Les jours où j'étais plus en forme et que je ne cédais pas à ses demandes, ça pouvait durer des heures. Il ne me touchait pas et ne disait rien, il se tenait debout, les bras croisés, me fixait du regard et se déplaçait plus à gauche ou plus à droite si je tentais de sortir. C'était une véritable torture mentale.
  • Femme
  • 52 ans
  • Violence physique indirecte
Une partie de mon entourage m'a tourné le dos. Il leur avait raconté que j'avais inventé cette histoire (la violence conjugale) pour avoir la garde de notre fille. Alors que je venais de me réfugier en maison d'hébergement, j'avais décidé de pratiquer le non-contact avec mon ex, car autrement, je savais qu'il allait m'amener dans des montagnes russes de manipulation. Malgré tout, il continuait à avoir de l'emprise sur moi par le biais de mes proches, chez qui il était allé pleurer et chercher du soutien.
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Isolement
En premier, il m'a complètement éloignée de ma meilleure amie. Elle vivait des difficultés et il disait qu'elle avait une mauvaise influence sur moi, que je «prenais ses problèmes sur mes épaules et qu'on avait assez des nôtres». Et d'une certaine façon, il était crédible, c'était vrai que mon amie avait beaucoup besoin de moi et que ça me préoccupait. Quand mon amie appelait ou textait, mon chum devenait de super mauvaise humeur, c'était tellement lourd. J'ai commencé à éviter de répondre quand je voyais que c'était elle ou je lui répondais très rapidement, sans vraiment prendre le temps de l'écouter... je ne me sentais plus libre de le faire. Mon amie a été vraiment très blessée et fâchée contre moi, et j'ai ressenti une honte et une culpabilité terrible. Avec le temps, on s'est juste complètement éloigné. Ensuite, ça a été le tour de mon frère...
  • Femme
  • 17 ans
  • Violence psychologique
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