Témoignages 102

Quand il était en colère contre moi en voiture, il se mettait à conduire vite et brusquement. Il donnait des coups de volant, des coups d'accélérateur... c'était terrifiant. J'avais toujours peur qu'il finisse par perdre le contrôle de la voiture et nous faire avoir un accident. Quand les enfants étaient dans l'auto avec nous, c'était encore pire pour moi... j'en fais encore des cauchemars.
  • Femme
  • 67 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
Il m'obligeait à me prostituer. Ça s'est fait graduellement... il avait des dettes, c'est devenu nos dettes,...ça nous affectait beaucoup. Il m'a convaincu de le faire une fois... puis deux... puis tous les jours ou presque. Je n'aurais jamais cru que ça m'arriverait un jour.
  • Homme
  • 25 ans
  • Violence économique, Violence sexuelle
J'ai découvert qu'il avait mis une application de «tracking» sur mon cellulaire pour surveiller mes déplacements. Quand je suis tombée sur l'application par hasard, et que j'ai réalisé qu'il me surveillait, je l'ai confronté. Il a essayé de me faire croire que j'avais donné mon accord, et que c'était moi qui ne s'en souvenais pas. Je ne l'ai pas cru... mais j'ai failli. Comment être certaine dans un contexte comme ça ???
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence psychologique, Violence technologique
j'était allée en maison d'hébergement à peine 5 jours et quand je suis revenue, mon ex avait donné mon petit chien... enfin c'est ce qu'il m'avait dit. J'ai appris cette année par mon fils qui est aujourd'hui adulte que ce n'était pas la vraie histoire. En réalité, Il a obligé mon fils à apporter mon chien en voiture et après avoir roulé un certain temps, il a ordonné à mon fils adolescent à l'époque, d'ouvrir la portière et d'abandonner mon petit chiwawa sans défense sur le bord de la route ? Lorsque mon fils m'a raconté l'histoire il avait les yeux pleins d'eau, il c'est excusé rempli de culpabilité. Évidemment je l'ai rassuré en lui rappelant qu'il n'avait pas d'autre choix que d'obéir à son père et qu'il n'avait pas à vivre de la culpabilité ni de regrets que ce n'était pas de sa faute.?
  • Femme
  • 36 ans
  • Violence par proxy
Pendant des années, dès que je parlais de rupture, il me menaçait de se battre pour avoir la garde des enfants. J'avais tellement peur qu'il soit seul avec eux pour de longues périodes (il était violent verbalement et parfois physiquement avec eux aussi) que j'ai choisi de rester tant et aussi longtemps que je sentais mes enfants trop vulnérables... et même là, quand je suis finalement partie (mes enfants avaient alors 15 et 17 ans), il s'est battu pendant des années pour avoir leur garde, et ça m'a coûté une fortune en frais d'avocat et en frais d'expertise. Il me ramenait constamment en cour. Ça a fini par finir parce que mon plus jeune a eu 18 ans. La violence «légale» après la séparation a été aussi difficile à vivre, sinon plus, que la situation de violence elle-même. Ceci dit... je suis heureuse d'avoir choisi ce chemin, pour le message que ça envoie à mes enfants.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence judiciaire, Violence post-séparation
J’ai eu le courage de partir le jour où il a étranglé mon chien. Je me suis interposée et je lui ai dit de partir ou c’était la police que j’appelais. Encore maintenant mon chien est marqué par cette personne.
  • Femme
  • 46 ans
  • Violence par proxy
Quand on était ensemble, si j'intervenais auprès de notre enfant, pour la discipline par exemple, il intervenait par-dessus moi pour lui dire des choses comme «Écoute-la pas, elle ne sait pas de quoi elle parle.». Après notre séparation, il lui racontait nos chicanes et me dénigrait auprès de mon enfant. À la fin, c'est mon fils lui-même qui disait aux intervenants (dont un juge) que je n'étais pas fiable et que je savais pas comment prendre soin de lui...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Violence post-séparation
Il a commencé à me faire des réflexions quand j’allais faire des courses, des reproches que je ne respectais pas le budget, pour aussi peu que 10 dollars (et on pouvait se le permettre), jusqu’à finalement me dire que je n’irai plus faire les courses et me confisquer la carte de crédit. Moi dans mon épuisement, je me suis dit «très bien, une chose de moins à gérer » un peu de repos bien mérité...pas besoin d’aller faire les courses avec trois enfants youpiii....
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence économique
Je me suis réveillée en pleine nuit et il était en train de... il avait commencé à «faire l'amour»... si on peut appeler ça de l'amour. C'est arrivé plusieurs fois. Il disait que je lui avais demandé «dans mon sommeil»... J'ai appris beaucoup plus tard que ça constitue un viol.
  • Femme
  • 23 ans
  • Violence sexuelle
Je n'ai jamais subi de violence physique... ni même de violence verbale «claire». Tout était subtil... des regards noirs... des soupirs... des silences... des absences... l'infidélité... une tension extrême dès que je ne me «soumettais» pas. C'était lourd, tellement lourd. Les enfants aussi le sentaient, je les voyais «écraser» devant leur père... ça me fendait le coeur. Ça a duré 28 ans. J'ai fait 3 «dépressions» que je comprends aujourd'hui comme un épuisement face à toute cette lourdeur que je portais jour après jour. J'ai parfois espéré qu'il me frappe... au moins là j'aurais été certaine que c'était de la violence.
  • Femme
  • 62 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
C'était en hiver, le soir, je suis sortie pour mettre les sacs de poubelle au bord de la rue sans mettre mon manteau. Quand je suis revenue à la maison, la porte était barrée. J'avais vraiment froid. Une demi-heure plus tard, je l'ai vu dans la fenêtre du 2e étage avec mon fils de 12 ans... lui il riait, mon fils était figé. J'ai fini par creuser dans la neige pour trouver la clé d'urgence... je me suis fait des engelures importantes aux deux mains. Je ne suis plus jamais sortie de la maison sans mes clés dans mes poches après ça. Des années plus tard, quand il était rendu adulte, mon fils m'a dit à quel point il s'était senti coupable de ne pas avoir tenu tête à son père ce soir-là. À 38 ans, il pleurait sa rage et sa peur.
  • Femme
  • 71 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
L'an dernier, j'ai passé 3 mois dans une Maison d'hébergement. J'avais appelé SOS de ma voiture un soir que j'étais sortie avec les enfants parce que la tension était trop forte dans la maison. Je n'en pouvais tout simplement plus, j'allais craquer. Au début, j'étais vraiment stressée, mais les intervenantes de la Maison étaient tellement gentilles. J'ai dormi pendant 3 jours... c'est là que j'ai compris que j'étais épuisée. Plus le temps passait, plus je voyais ce à quoi j'avais été confrontée, toute la violence psychologique au quotidien et j'étais réellement surprise... et soulagée aussi de mettre des mots sur ce que j'avais vécu. Maintenant, j'ai mon logement avec mes enfants. C'est pas toujours facile parce que les démarches légales sont toujours en cours, mais mon intervenante est là si j'ai besoin de parler, et elle m'accompagne dans mes démarches. Ça m'aide beaucoup à avancer.
  • Femme
  • 39 ans
  • Conséquences de la violence
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