Témoignages 89

Quand on était ensemble, si j'intervenais auprès de notre enfant, pour la discipline par exemple, il intervenait par-dessus moi pour lui dire des choses comme «Écoute-la pas, elle ne sait pas de quoi elle parle.». Après notre séparation, il lui racontait nos chicanes et me dénigrait auprès de mon enfant. À la fin, c'est mon fils lui-même qui disait aux intervenants (dont un juge) que je n'étais pas fiable et que je savais pas comment prendre soin de lui...
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence par proxy, Violence post-séparation
Je me suis réveillée en pleine nuit et il était en train de... il avait commencé à «faire l'amour»... si on peut appeler ça de l'amour. C'est arrivé plusieurs fois. Il disait que je lui avais demandé «dans mon sommeil»... J'ai appris beaucoup plus tard que ça constitue un viol.
  • Femme
  • 23 ans
  • Violence sexuelle
Je n'ai jamais subi de violence physique... ni même de violence verbale «claire». Tout était subtil... des regards noirs... des soupirs... des silences... des absences... l'infidélité... une tension extrême dès que je ne me «soumettais» pas. C'était lourd, tellement lourd. Les enfants aussi le sentaient, je les voyais «écraser» devant leur père... ça me fendait le coeur. Ça a duré 28 ans. J'ai fait 3 «dépressions» que je comprends aujourd'hui comme un épuisement face à toute cette lourdeur que je portais jour après jour. J'ai parfois espéré qu'il me frappe... au moins là j'aurais été certaine que c'était de la violence.
  • Femme
  • 62 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Il m'a offert un beau petit chiot pour notre 3e anniversaire de mariage : un petit berger australien que j'ai appelé Jack. Pauvre Jack... il est devenu mon double... au lieu de me menacer ou de me frapper, il frappait Jack. Je ne me souviens plus du nombre de fois où il est parti avec Jack en me disant qu'il allait s'en débarrasser, ou le faire euthanasier... puis il revenait en disant qu'il n'avait pas pu le faire, que je n'arriverais pas à faire de lui un «monstre» (parce que évidemment, c'était toujours de ma faute). J'ai voulu partir en hébergement mais je n'avais pas d'endroit où laisser Jack en sécurité, alors je suis restée.
  • Femme
  • 35 ans
  • Violence par proxy
L'an dernier, j'ai passé 3 mois dans une Maison d'hébergement. J'avais appelé SOS de ma voiture un soir que j'étais sortie avec les enfants parce que la tension était trop forte dans la maison. Je n'en pouvais tout simplement plus, j'allais craquer. Au début, j'étais vraiment stressée, mais les intervenantes de la Maison étaient tellement gentilles. J'ai dormi pendant 3 jours... c'est là que j'ai compris que j'étais épuisée. Plus le temps passait, plus je voyais ce à quoi j'avais été confrontée, toute la violence psychologique au quotidien et j'étais réellement surprise... et soulagée aussi de mettre des mots sur ce que j'avais vécu. Maintenant, j'ai mon logement avec mes enfants. C'est pas toujours facile parce que les démarches légales sont toujours en cours, mais mon intervenante est là si j'ai besoin de parler, et elle m'accompagne dans mes démarches. Ça m'aide beaucoup à avancer.
  • Femme
  • 39 ans
  • Conséquences de la violence
Je me sentais tout le temps inadéquate, stressée, préoccupée par ce qu'il penserait de ce que je portais, de ce que je disais, de ma façon de bouger, de la direction de mon regard, de ma façon de respirer... J'avais toujours peur qu'il réagisse brusquement ou durement envers moi, pour une foule de minuscules petits détails. J'essayais de penser à tout mais je n'y arrivais jamais. C'était tellement stressant. Je n'avais jamais été une personne particulièrement anxieuse avant, mais je suis devenue une boule de nerfs 24h sur 24... et même ça il me le reprochait.
  • Femme
  • 39 ans
  • Violence psychologique, Conséquences de la violence
On commence à faire l’amour et il me demande de faire quelque chose qu'il sait que je ne souhaite pas faire. Devant mon refus, il se vexe rapidement, il crie, il me traite de "chienne", il m'accuse de le tromper..... Plus tard, il met des couvertures par terre pour que j'y dorme... comme une vraie chienne.
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence psychologique, Violence sexuelle
C'était en hiver, le soir, je suis sortie pour mettre les sacs de poubelle au bord de la rue sans mettre mon manteau. Quand je suis revenue à la maison, la porte était barrée. J'avais vraiment froid. Une demi-heure plus tard, je l'ai vu dans la fenêtre du 2e étage avec mon fils de 12 ans... lui il riait, mon fils était figé. J'ai fini par creuser dans la neige pour trouver la clé d'urgence... je me suis fait des engelures importantes aux deux mains. Je ne suis plus jamais sortie de la maison sans mes clés dans mes poches après ça. Des années plus tard, quand il était rendu adulte, mon fils m'a dit à quel point il s'était senti coupable de ne pas avoir tenu tête à son père ce soir-là. À 38 ans, il pleurait sa rage et sa peur.
  • Femme
  • 71 ans
  • Violence physique indirecte, Conséquences de la violence
Dans ma relation, j'avais l'impression que mon mari avait comme une immense «bulle», qui prenait toute la place disponible, et que moi j'étais coincée en dessous, prise, avec presqu' aucune place pour bouger. Et quand je bougeais trop fort... ça «pétait» sa bulle et j'en payais le prix...
  • Femme
  • 56 ans
  • Violence psychologique
Les rares fois que nous allions au restaurant ensemble, il me regardait à peine durant tout le repas. Il mangeait en silence avec une expression faciale méprisante. Je n’étais qu’un accessoire en face de lui. Parfois, il s’assoyait même en diagonale de moi, alors que nous étions deux à une table de quatre.
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence psychologique
Il me manipulait à répétition d'une façon très habile. Il me disait que j’étais la petite femme de sa vie. Peu de temps après, les insultes dégradantes fusaient de tous côtés. Il déversait sa rage sur moi et prenait plaisir à me voir souffrir psychologiquement.
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence psychologique
Quand il était en colère contre moi en voiture, il se mettait à conduire vite et brusquement. Il donnait des coups de volant, des coups d'accélérateur... c'était terrifiant. J'avais toujours peur qu'il finisse par perdre le contrôle de la voiture et nous faire avoir un accident. Quand les enfants étaient dans l'auto avec nous, c'était encore pire pour moi... j'en fais encore des cauchemars.
  • Femme
  • 67 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
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