Témoignages 99

On commence à faire l’amour et il me demande de faire quelque chose qu'il sait que je ne souhaite pas faire. Devant mon refus, il se vexe rapidement, il crie, il me traite de "chienne", il m'accuse de le tromper..... Plus tard, il met des couvertures par terre pour que j'y dorme... comme une vraie chienne.
  • Femme
  • 19 ans
  • Violence psychologique, Violence sexuelle
C'était quand on a déconfiné et qu'on avait enfin le droit d'aller voir nos proches à l'extérieur. J’ai suggéré d’aller voir ma sœur dans sa cour. Tout de suite, ça a été l’orage, les regards de mépris, les soupirs découragés… comme si j’étais vraiment irresponsable de penser faire ça. On est pas allé finalement.
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique, Isolement
Petit à petit, chaque jour un peu plus de tension, de malaise.. entrecoupés de jours que je prenais comme des cadeaux où il était souriant, ou je retrouvais l'homme que j'aimais, le père aimant et l'homme chaleureux.. Jusqu'a ce jour fatidique où il m'a traité de merde, de mauvaise, de salope devant mes enfants et mon plus grand de six ans qui me regardait avec des larmes dans les yeux en me demandant pourquoi papa me parlait comme cela, que ce n'était pas vrai, que je n'étais pas mauvaise... Ces larmes dans les yeux de mes enfants et l'incompréhension dans les yeux de mon aîné ont été le premier déclic. La fureur et le dégoût dans les yeux de l'homme que j'aimais quand il m'a regardé et fait tombé sur le sol ont été les suivants.. Je ne pouvais plus, il fallait que cela cesse.. Maintenant.. Tout de suite..
  • Femme
  • 40 ans
  • Violence psychologique, Violence physique directe
Dans ma relation, j'avais l'impression que mon mari avait comme une immense «bulle», qui prenait toute la place disponible, et que moi j'étais coincée en dessous, prise, avec presqu' aucune place pour bouger. Et quand je bougeais trop fort... ça «pétait» sa bulle et j'en payais le prix...
  • Femme
  • 56 ans
  • Violence psychologique
Les rares fois que nous allions au restaurant ensemble, il me regardait à peine durant tout le repas. Il mangeait en silence avec une expression faciale méprisante. Je n’étais qu’un accessoire en face de lui. Parfois, il s’assoyait même en diagonale de moi, alors que nous étions deux à une table de quatre.
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence psychologique
Il me manipulait à répétition d'une façon très habile. Il me disait que j’étais la petite femme de sa vie. Peu de temps après, les insultes dégradantes fusaient de tous côtés. Il déversait sa rage sur moi et prenait plaisir à me voir souffrir psychologiquement.
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence psychologique
Quand il était en colère contre moi en voiture, il se mettait à conduire vite et brusquement. Il donnait des coups de volant, des coups d'accélérateur... c'était terrifiant. J'avais toujours peur qu'il finisse par perdre le contrôle de la voiture et nous faire avoir un accident. Quand les enfants étaient dans l'auto avec nous, c'était encore pire pour moi... j'en fais encore des cauchemars.
  • Femme
  • 67 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
Un soir, après une semaine particulièrement difficile, j'ai demandé à mon conjoint de me reconduire à une chambre d'hôtel. Il m'y a laissée en riant, certain qu'il était que je le rappellerais le lendemain pour qu'il vienne me chercher. Quand la porte s'est refermée sur son éclat de rire, j'ai regardé ma chienne Mira dans les yeux pour la rassurer. Une chance qu'elle était là ! J'ai longtemps fixé les bras de mon fauteuil roulant, me jurant que ma sclérose en plaques ne ferait pas en sorte que je doive le rappeler parce que j'avais besoin de son aide. J'ai choisi de faire un grand saut dans le vide pour changer ma vie. Ce moment est gravé à jamais dans ma mémoire, c'est le point tournant de ma vie.
  • Femme
  • 44 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Pendant le confinement j'ai été obligée de travailler de la maison pendant un an et quelques mois. C'était dur quand même, j'avais jamais de pause de ce qui se passait chez nous. Quand on a commencer à réintégrer le bureau, il m'a dit que mon emploi s’était très bien organisé avec le travail de la maison et que je devais trouver une façon de convaincre ma patronne de me laisser continuer… mais moi j'avais envie d’y retourner. Le pire c'est que je risque ma job si j'insiste trop... Je me sens tellement prise.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence psychologique, Violence économique
Quand on s'est rencontré, je n'avais pas encore fait mon «coming out» à ma famille. Il m'a dit qu'il n'avait pas l'intention de faire du «gaybysitting» et que si je voulais sortir avec lui, je devais le dire à mes parents. J'avais décidé de ne pas sortir avec lui pour cette raison, mais il continuait de venir me rejoindre à mon travail et on a fini par sortir ensemble quand même. Quelques mois plus tard, ma mère m'a appelé en pleurant... elle avait reçu un courriel de lui, qui lui révélait notre relation. Un peu plus tard, il m'a dit qu'il m'avait prévenu que si je sortais avec lui je devais le dire... et que comme je ne l'avais pas fait, il était dans son droit de le faire...
  • Homme
  • 23 ans
  • Violence émotionnelle, Violence par proxy
Ça faisait quelques années que nous étions mariés quand j'ai réalisé que j'étais victime de violence de la part de ma conjointe. Elle m'insultait constamment, peu importe à quel point j'étais attentionné à son égard. C'était particulièrement compliqué parce que je travaillais dans l'entreprise de son père. Le premier pas que j'ai fait pour m'en sortir a été de parler avec un intervenant. Après quelques mois, j'ai quitté mon emploi pour un autre, ce qui a aidé à dénouer un peu la situation. Quelques années plus tard, je me suis séparé.
  • Homme
  • 46 ans
  • Violence émotionnelle
Dès que je n'étais pas d'accord avec lui, que je ne faisais pas mille contorsions pour entrer dans le moule, je devenais la «criss de folle». Il le disait tout bas, entre ses dents, et avec un air de dédain. Ça s'est imprimé dans mon esprit et encore aujourd'hui, longtemps après ma rupture, je l'entends encore dans ma tête. Il m'a fait beaucoup d'autres choses, incluant de la violence physique à plusieurs reprises, mais ce qui m'a le plus marqué ce sont ces trois petits mots... «criss de folle».
  • Femme
  • 43 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
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