Témoignages 98

Dans ma relation, j'avais l'impression que mon mari avait comme une immense «bulle», qui prenait toute la place disponible, et que moi j'étais coincée en dessous, prise, avec presqu' aucune place pour bouger. Et quand je bougeais trop fort... ça «pétait» sa bulle et j'en payais le prix...
  • Femme
  • 56 ans
  • Violence psychologique
Les rares fois que nous allions au restaurant ensemble, il me regardait à peine durant tout le repas. Il mangeait en silence avec une expression faciale méprisante. Je n’étais qu’un accessoire en face de lui. Parfois, il s’assoyait même en diagonale de moi, alors que nous étions deux à une table de quatre.
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence psychologique
Il me manipulait à répétition d'une façon très habile. Il me disait que j’étais la petite femme de sa vie. Peu de temps après, les insultes dégradantes fusaient de tous côtés. Il déversait sa rage sur moi et prenait plaisir à me voir souffrir psychologiquement.
  • Femme
  • 29 ans
  • Violence psychologique
Quand il était en colère contre moi en voiture, il se mettait à conduire vite et brusquement. Il donnait des coups de volant, des coups d'accélérateur... c'était terrifiant. J'avais toujours peur qu'il finisse par perdre le contrôle de la voiture et nous faire avoir un accident. Quand les enfants étaient dans l'auto avec nous, c'était encore pire pour moi... j'en fais encore des cauchemars.
  • Femme
  • 67 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
Un soir, après une semaine particulièrement difficile, j'ai demandé à mon conjoint de me reconduire à une chambre d'hôtel. Il m'y a laissée en riant, certain qu'il était que je le rappellerais le lendemain pour qu'il vienne me chercher. Quand la porte s'est refermée sur son éclat de rire, j'ai regardé ma chienne Mira dans les yeux pour la rassurer. Une chance qu'elle était là ! J'ai longtemps fixé les bras de mon fauteuil roulant, me jurant que ma sclérose en plaques ne ferait pas en sorte que je doive le rappeler parce que j'avais besoin de son aide. J'ai choisi de faire un grand saut dans le vide pour changer ma vie. Ce moment est gravé à jamais dans ma mémoire, c'est le point tournant de ma vie.
  • Femme
  • 44 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Pendant le confinement j'ai été obligée de travailler de la maison pendant un an et quelques mois. C'était dur quand même, j'avais jamais de pause de ce qui se passait chez nous. Quand on a commencer à réintégrer le bureau, il m'a dit que mon emploi s’était très bien organisé avec le travail de la maison et que je devais trouver une façon de convaincre ma patronne de me laisser continuer… mais moi j'avais envie d’y retourner. Le pire c'est que je risque ma job si j'insiste trop... Je me sens tellement prise.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence psychologique, Violence économique
Quand on s'est rencontré, je n'avais pas encore fait mon «coming out» à ma famille. Il m'a dit qu'il n'avait pas l'intention de faire du «gaybysitting» et que si je voulais sortir avec lui, je devais le dire à mes parents. J'avais décidé de ne pas sortir avec lui pour cette raison, mais il continuait de venir me rejoindre à mon travail et on a fini par sortir ensemble quand même. Quelques mois plus tard, ma mère m'a appelé en pleurant... elle avait reçu un courriel de lui, qui lui révélait notre relation. Un peu plus tard, il m'a dit qu'il m'avait prévenu que si je sortais avec lui je devais le dire... et que comme je ne l'avais pas fait, il était dans son droit de le faire...
  • Homme
  • 23 ans
  • Violence émotionnelle, Violence par proxy
Ça faisait quelques années que nous étions mariés quand j'ai réalisé que j'étais victime de violence de la part de ma conjointe. Elle m'insultait constamment, peu importe à quel point j'étais attentionné à son égard. C'était particulièrement compliqué parce que je travaillais dans l'entreprise de son père. Le premier pas que j'ai fait pour m'en sortir a été de parler avec un intervenant. Après quelques mois, j'ai quitté mon emploi pour un autre, ce qui a aidé à dénouer un peu la situation. Quelques années plus tard, je me suis séparé.
  • Homme
  • 46 ans
  • Violence émotionnelle
Dès que je n'étais pas d'accord avec lui, que je ne faisais pas mille contorsions pour entrer dans le moule, je devenais la «criss de folle». Il le disait tout bas, entre ses dents, et avec un air de dédain. Ça s'est imprimé dans mon esprit et encore aujourd'hui, longtemps après ma rupture, je l'entends encore dans ma tête. Il m'a fait beaucoup d'autres choses, incluant de la violence physique à plusieurs reprises, mais ce qui m'a le plus marqué ce sont ces trois petits mots... «criss de folle».
  • Femme
  • 43 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
On se préparait pour aller au party de Noël de mon bureau. Ça ne lui tentait pas d’y aller. On était dans la salle de bain. Il m’a prise par les épaules et m’a placée de force devant le miroir. Il me retenait là avec ses mains et son corps pressé dans mon dos et me disait de me regarder, que je m’étais maquillée comme une «guidoune», mais j'étais maquillée exactement comme d’habitude. Je l’ai supplié d’arrêter mais il continuait et continuait. Il m'accusait de vouloir impressionner quelqu’un, que je «cruisais» mes collègues. Mon maquillage était gâché. J’avais beau lui dire que ce n’était pas vrai, il continuait. Il ne me tenait pas fort, pas assez pour me faire des bleus, mais suffisamment pour que je ne puisse pas m’en aller. J’ai fini par crier après lui et j’ai égratigné sa main en essayant de faire en sorte qu’il me lâche. Il m’a lâchée en me traitant « d’ostie de folle ». Je n’avais plus envie d’aller au party, mais il insistait maintenant pour y aller. J’ai refait mon maquillage, mais cette fois j'en ai mis moins que d’habitude. Je n’avais pas envie que ça recommence. Rendus au party, j’avais le cœur dans les talons et je faisais attention pour ne pas parler à mes collègues masculins. Lui, au contraire, il parlait à tout le monde. Plus tard dans la soirée, une collègue est venue me dire qu’il montrait son égratignure à tout le monde, et qu’il leur demandait comment ils me trouvaient au bureau, parce que j’étais agressive à la maison…
  • Femme
  • 41 ans
  • Violence émotionnelle, Violence par proxy, Violence physique directe
J'ai appris à 28 semaines de grossesse que j'avais un placenta prævia et que je devais rester alitée mais mon conjoint refusait. Il me forçait à faire le ménage et les repas sous prétexte que c’était mon travail et que j’étais lâche. À son anniversaire, il a invité plusieurs amis à souper et j’ai dû préparer un gros repas malgré la consigne de rester alitée. Après le souper, j’ai dû faire la vaisselle avant de pouvoir aller me coucher. J’avais extrêmement mal au ventre. Le lendemain, j'ai fait une hémorragie et j’ai été hospitalisée pour le reste de ma grossesse.
  • Femme
  • 21 ans
  • Violence émotionnelle, Violence physique indirecte
J’ai mis fin à une relation toxique après six années de mensonges, de manipulations, de violences verbales et physiques. Il n’a pas accepté notre séparation et me harcelait sans cesse. Après 3 mois de harcèlement, j’ai porté plainte à la police pour de la violence physique et du harcèlement criminel. Il a plaidé coupable devant la cour municipale 15 mois après le début des procédures judiciaires. J’ai témoigné à la Cour avant sa sentence et malgré le fait que c’était très difficile, j’étais fière de l’avoir fait. Aujourd’hui, je suis en paix ! - Mimi
  • Femme
  • 49 ans
  • Violence physique directe, Harcèlement
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