Témoignages 99

A son avis, ceux qui se font vacciner contre la Covid-19 sont des «suiveux qui ne réfléchissent pas par eux-mêmes». Maintenant, je me sens mal à l’aise de le faire... et il ne veut pas qu'on fasse vacciner les enfants non plus. Mon opinion ne compte pas à moins que je sois d'accord avec lui...
  • Homme
  • 39 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Je vais m'adresser à toi qui est en train de vivre cela. Moi aussi ça a commencé comme toi, je suis tombée amoureuse d'un l'homme que je croyais parfait, je l'ai même marié. Ça n'a pas été long que la jalousie, la manipulation, la violence psychologique se sont installées. Il m'a fait croire longtemps que je n’étais pas à la hauteur, il a même réussi à monter mes proches, sa famille, nos amis contre moi… J'ai subi la violence physique puis la violence sexuelle (oui, le viol existe bel et bien au sein du mariage, mais personne n’ose en parler). Tu n'es pas folle, tu sais bien la différence... tu le sens que c'est de la violence. Je sais que tu crois que tu es faible que tu ne vaux rien sans lui, car il n'a pas arrêté de te le répéter, mais c'est faux. Je ne vais pas te mentir par contre, le chemin ne sera pas facile... mais tiens le coup , sois forte et surtout n'oublie pas que ta vie est précieuse et que oui tu as le courage nécessaire au fond de toi-même! La violence a a brisé des choses en toi, mais tu en découvriras bien d'autres plus belles qui mettrons un pansement sur ce qui est blessé ❤.
  • Femme
J'ai déjà travaillé il y a plusieurs années dans un petit groupe pour venir en aide aux femmes violentées, puis en tant que travailleuse à l'aide sociale. J'y rencontrais des femmes qui arrivaient en Maison d'hébergement et qui devaient faire une demande d'aide financière de dernier recours parce qu'elles n'avaient rien... souvent rien du tout pour tout reconstruire. J'en ai aidé plusieurs avec des mots, un sourire, une blague, un toucher sur le bras pour leur redonner leur humanité. J'y ai rencontré des femmes de tous horizons, des mères qui avaient été prisonnières à la maison et des professionnelles dont une avocate qui pratiquait le droit familial. Chacune, des femmes fortes car pour survivre à cette violence il faut une force incroyable...
  • Femme
Il parlait de l'affaire Turcotte et disait que : « c'est à cause de femmes comme toi qu'on finit par tuer nos enfants ». J'étais terrifiée par cette utilisation du «on»... même s'il m'a répondu que «on exclut la personne qui parle».
  • Femme
  • 38 ans
  • Violence psychologique, Violence par proxy
Il disait que j'étais responsable de ses sautes d'humeur (et de sa violence) : « C'est toi qui me mets dans cet état. Tu me pousses à bout! ». Je me suis vraiment questionnée... il m'a convaincue.
  • Femme
  • 53 ans
  • Violence psychologique, Violence émotionnelle
Mon ex me demandait trop souvent de faire des «compromis» : m'éloigner de mes amis, de ma famille et de mes ambitions. Il me disait que j'investissais trop d'énergie dans certaines activités (mes études par exemple) ou encore certaines personnes, au lieu de m'investir avec lui. Aujourd'hui, je sais qu'il y a une différence entre un compromis... et un sacrifice.
  • Femme
  • 22 ans
  • Violence spirituelle ou identitaire, Isolement
Pendant ma relation, j'étais très affectée par la situation. Je faisais des cauchemars horribles, de l'insomnie, des crises d'anxiété, j'étais tout le temps vidée, fatiguée et déprimée. Je consultais différents intervenants mais je ne leur ai pas parlé de ce qui se passait chez moi... j'avais honte et je n'étais pas vraiment sûre que c'était de la violence. Après un certain temps, j'ai reçu un diagnostic en santé mentale. Quand mon ex l'a su, il s'est mis à me traiter de «malade mentale» devant tout le monde, y compris les enfants ET les intervenant-es qui étaient dans le dossier au moment de notre séparation. Il s'est servi de ce diagnostic pour donner de moi l'image d'une femme instable. Cette étiquette m'a beaucoup nui. Aujourd'hui, je sais que j'étais blessée par la violence et non réellement «malade».
  • Femme
  • 51 ans
  • Violence par proxy, Conséquences de la violence
Je n'avais aucun droit de parole à propos des décisions d'encadrement de notre enfant. Il disait que j'étais trop «douce» et que je ne savais pas l'encadrer. Une fois, il retenait notre fils dans ses bras et m'a obligée à jeter tous ses jouets à la poubelle... je n'étais pas d'accord mais plus je lui tenais tête, plus il serrait fort les bras de mon fils et plus il criait de douleur. J'ai fini par le faire, et ensuite, il m'a interdit de consoler mon enfant.
  • Femme
  • 37 ans
  • Violence par proxy, Violence physique indirecte
Elle me criait après pendant de longues minutes. J'avais peur que les voisins entendent et que les gens dans la rue le sachent. J'essayais de lui dire de baisser le ton, mais elle ne le faisait pas. J'avais tellement honte.
  • Homme
  • 39 ans
  • Violence émotionnelle
Une chose que j'ai comprise... c'est qu'en amour, un partenaire devrait nous «tirer vers le haut» et non «vers le bas». Avec mon ex-partenaire, ses commentaires et son attitude faisaient en sorte que je me sente moins confiante, moins sûre de moi, que je doute de mes compétences, que je ne me trouve «pas correcte» et que j'aie honte de moi. Avec mon nouveau chum c'est absolument le contraire. Il a le don de me «remonter», je sens qu'il me trouve intéressante, qu'il a confiance en mes compétences et qu'il va m'épauler si jamais j'ai de la misère... sans rire de moi ou me faire sentir qu'il «me l'avait bien dit que ça marcherait pas». C'est fou le contraste et je vous souhaite de vivre une relation comme ça un jour.
  • Femme
  • 31 ans
  • Violence psychologique
Pendant des années, dès que je parlais de rupture, il me menaçait de se battre pour avoir la garde des enfants. J'avais tellement peur qu'il soit seul avec eux pour de longues périodes (il était violent verbalement et parfois physiquement avec eux aussi) que j'ai choisi de rester tant et aussi longtemps que je sentais mes enfants trop vulnérables... et même là, quand je suis finalement partie (mes enfants avaient alors 15 et 17 ans), il s'est battu pendant des années pour avoir leur garde, et ça m'a coûté une fortune en frais d'avocat et en frais d'expertise. Il me ramenait constamment en cour. Ça a fini par finir parce que mon plus jeune a eu 18 ans. La violence «légale» après la séparation a été aussi difficile à vivre, sinon plus, que la situation de violence elle-même. Ceci dit... je suis heureuse d'avoir choisi ce chemin, pour le message que ça envoie à mes enfants.
  • Femme
  • 48 ans
  • Violence judiciaire, Violence post-séparation
Il m'obligeait à me prostituer. Ça s'est fait graduellement... il avait des dettes, c'est devenu nos dettes,...ça nous affectait beaucoup. Il m'a convaincu de le faire une fois... puis deux... puis tous les jours ou presque. Je n'aurais jamais cru que ça m'arriverait un jour.
  • Homme
  • 25 ans
  • Violence économique, Violence sexuelle
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